>>DEATHS 2006  
   
Nombre Nom Date SM Unité
2006-28 Frère Joseph Gaudet 29 septembre 2006 USA
2006-27 Père Robert Hoeper 25 septembre 2006 USA
2006-26 Frère Eugene Feld 20 septembre 2006 USA
2006-25 Frère Donato Bolinaga Pinedo 30 août 2006 MA
2006-24 Frère Arnold Wurzel 11 juillet 2006 USA
2006-23 Père Bernard Meyer 17 juin 2006 USA
2006-22 Frère Fernand Bibeau 15 juin 2006 CA
2006-21 Frère Alban Vollmar 14 juin 2006 SU
2006-20 Frère Severo Pereda Fernández 3 juin 2006 ZA
2006-19 Frère John Lucier 26 mai 2006 USA
2006-18 Frère Ralph Mravintz 23 mai 2006 USA
2006-17 Frère Raymond Bohyn 21 mai 2006 FR
2006-16 Frère Leo Biollaz 17 mai 2006 SU
2006-15 Frère Francis Dames 16 mai 2006 USA
2006-14 Père Norbert Moellering 5 mai 2006 USA
2006-13 Père Robert Joseph Heil 16 avril 2006 PE
2006-12 Frère Joseph O'Meara 14 avril 2006 USA
2006-11 Père Louis Felix Morel 10 avril 2006 FR
2006-10 Père Charles (Calvin) Katsumi Oyabu 5 avril 2006 USA
2006-09 Frère Benigno Villardi 28 mars 2006 IT
2006-08 Frère Dario Tucci 20 mars 2006 IT
2006-07 Frère Millán Ortega Urizarna 18 mars 2006 ZA
2006-06 Père Lawrence Jordan 16 mars 2006 USA
2006-05 Frère Georges Adolf 8 mars 2006 FR
2006-04 Père Florencio Murua 6 février 2006 MA
2006-03 Frère Walter Oberster 11janvier 2006 USA
2006-02 Père Thomas Schelble 7 janvier, 2006 USA
2006-01 Frère Herman Lambers 5 janvier 2006 USA
         

 

 

2006-28

La Province de Etats-Unis d'Amérique recommande à nos prières fraternelles notre cher frère, JOSEPH GAUDET, décédé au service de la Très Sainte Vierge le 29 septembre 2006 à Dayton, Ohio, dans la 92e année de son âge et 1e 73e de sa profession religieuse.

2006-27

La Province de Etats-Unis d'Amérique recommande à nos prières fraternelles notre cher frère, ROBERT HOEPER, prêtre, décédé au service de la Très Sainte Vierge le 25 septembre 2006 à Dayton, Ohio, dans la 88e année de son âge et 1e 70e de sa profession religieuse.

 La Province des Etats-Unis recommande à nos prières fraternelles notre cher Frère, ROBERT HOEPER,  prêtre décédé au service de la Sainte Vierge Marie le 25 septembre 2006 à San Antonio au Texas, dans la  88ème année de son âge et la 70ème de sa vie religieuse.

 Robert Hoeper était né le 9 mars 1919 à Dayton dans l’Ohio,  fils de John Hoeper et de Philomène Beesten. Il a suivi l’enseignement primaire à l’école St Antoine,  et l’enseigenement secondaire dans la High School Chaminade à Dayton. C’est là, en l’avant-dernière année, que Robert fut encouragé par le Frère Fred Hartwich, directeur à Chaminade, à rejoindre la Société de Marie. Il entra au postulat de Mont Saint Jean en 1935 et émit ses premiers voeux en 1937 et ses voeux définitifs en 1941.

 En 1940, Robert reçut à l’Université de Dayton le diplôme de bachelier en pédagogie. Il commença par enseigner le latin, l’algèbre et les sciences à Honolulu au collège Saint Louis. C’est en ces années que Robert fut témoin de l’attaque japonaise sur Pearl Harbour. La maison communautaire donnait vue sur le port et le Père Robert aimait à rappeler l’histoire des militaires américains qui, lors des premiers contacts avec les Frères, soupçonnaient  ceux-ci de guider vers leurs buts les avions japonais. Une fois que les militaires s’étaient rendu compte qu’il s’agissait de religieux, ils ont utilisé l’école pour les soldats blessés.

 Après son activité au collège St Louis, Robert a séjourné une année dans la High School St Antoine à Wailuku (Maui) avant de se rendre au séminaire à Fribourg en Suisse en 1947. Robert y fut ordonné en 1951, sur quoi il retourna aux Etats-Unis où il a enseigné durant neuf années  dans la High School catholique à Covington dans le Kentucky.

 Le Père Robert a passé les neuf années suivantes à Cleveland. En 1961, il enseignait  la religion, travaillait comme aumônier tout en se dévouant comme conseiller dans l’association des mamans dans la High School St. Joseph. De 1962 à 1967, il a travaillé comme professeur, conseiller et aumônier de l’’établissement  appelé “Ecole Cathédrale“.  A cette même époque, c’est lui qui organisa l’association diocésaine des professeurs de religion.  Et  c’est en 1967 que le Père Robert  entama une période de trois ans au service du diocèse  de Cleveland. Il lui revenait d’aider de ses conseils les high schools et les académies du diocèse. Il fut membre pareillement du comité pour l’éducation catholique dans l’Ohio.

 En 1970, le Père Robert partit à Pittsburgh où pendant 6 années il fut directeur de la High School catholique. Après une année sabbatique passée à l’Université Ste Marie à San Antonio, le Père Robert partit au collège St Antoine à Altona en Australie comme professeur de religion et aumônier, une première fois de 1977 à 1982, puis encore de 1984 à  1987. Sur ce, il repartit dans la High School catholique (Pittsburgh) pour quatre années.  L’année suivante, il la passa à Rome comme supérieur de la communauté de l’Administration Générale. En octobre 1992, le Père Robert retourna aux Etats-Unis comme aumônier de la communauté dans  l’avenue Clinton à Kalamazoo au Michigan. En 1995, il s’est retiré dans la communauté à Huntsville dans l’Ohio, en 1995.

 “Il était très aimé par les gens qui habitaient du côté de Governor’s Island : c’était l’effet de ses salutations amicales et de ses conversations,“ disait son ami, le Frère Don Smith. En 2001,  sa santé commençait à décliner  et le Père fut transféré au Centre de soins St Léonard près de Dayton. Le Frère Don se rappelle la bonne humeur que le Père Robert a amenée à St Léonard.  “De passage un jour, on m’a  rendu attentif à un avis affiché dans la salle réservée au personnel;  on y disait  que le Père Robert était un patient et non pas un membre de l’équipe de prêtres à St. Léonard, “ disait le Frère Don.   “Il était tellement gentil et serviable – accompagnant les visiteurs, poussant les chaises roulantes – que les gens pensaient qu’il était  un membre du personnel.“

 Atteint de la maladie d’Alzheimer, le Père Robert, en 2002, passa au centre de santé  Mercy Siena à Dayton. En septembre 2006, il subit une légère attaque qui a encore affaibli  son état.

 “Le Père Bob était  le sel de la terre“, disait le Père Bert Buby. “Il était toujours très agréable et gentil et il avait une grande dévotion pour Marie.

 Qu’il repose dans la paix.“

2006-26

La Province de Etats-Unis d'Amérique recommande à nos prières fraternelles notre cher frère, EUGENE FELD, décédé au service de la Très Sainte Vierge le 20 septembre 2006 à San Antonio, Texas, dans la 89e année de son âge et 1e 71e de sa profession religieuse.

 Eugene Feld est né le 16 avril 1918, à St Louis, de Joseph et Helen (Keller) Feld. Il suivit l'école primaire de la paroisse de la Nativité à St Louis, chez les sœurs de Saint Joseph. La sœur du Frère William Braun, sm, qui travaillait avec le père de notre frère Eugène, suggéra à la famille que leurs fils  auraient peut-être intérêt à entrer dans les écoles dirigées par les marianistes. Résultat: Eugène fut inscrit au Collège Prep Chaminade de St Louis et entra au postulat de Maryhurst en 1934. En 1935, le frère Eugène écrivait: "Cela ne fait aucun doute dans mon esprit que ma vocation est d'être religieux dans la Société de Marie". Il fit sa première profession le 15 août 1936, et sa profession définitive à Maryhurst le 18 juillet 1941.

Il inaugura sa carrière d'enseignant en 1938, par une année à St. Joseph's High School de Victoria (Texas) et une année à la Holy Redeemer (Saint Rédempteur) High School de Détroit. Il poursuivit ses études avec une licence de chimie à l'Université de Dayton en 1942, et il obtint en 1947, la maîtrise de mathématiques à l'Université Loyola de Chicago. Sa carrière d'enseignant  le mène à Central Catholic High School de San Antonio (1941-1942, 1952-1967) et à St Michael's High School de Chicago (1948-1949). Dans le district de Saint Louis, il enseigne dans les High School St. Mary's (1945-1948), McBride (1948-1949) et Deandreis (1949-1952). En 1967, il commence sa période la plus longue, 28 ans à Chaminade College Prep (1967-1995).

 Le Frère Eugene a enseigné la religion, la physique, la chimie et l'anglais, mais c'est l'enseignement des mathématiques qui fut sa passion. Il développa des cours de mise à niveau en mathématiques supérieures pour les étudiants de Central Catholic et Chaminade. Les excellents résultats obtenus aux examens d'habilitation  de niveau  par les étudiants du Frère Eugene sont légendaires, selon le Frère Jim Eppy, professeur de maths à Chaminade. "Le Frère Gene fut le promoteur de nombre de cours dans nos écoles secondaires, depuis un programme de mise à niveau en arithmétiques à la fin des années 50, jusqu'à l'enseignement des statistiques dans les high school dans les années 70 – pratiques toutes novatrices en leur temps", dit le Frère Eppy.

 Au cours des années, maints étudiants sont revenus féliciter le frère Eugene pour la qualité de ses cours et sa maîtrise des maths. Un ancien étudiant de 1962 à Central High School,  Joe San Migual, devenu professeur à l'Université de Houston, rappelle avoir utilisé les notes de cours du Frère Eugene comme documents pour ses cours d'arithmétique. "Il a marqué en profondeur plusieurs générations durant sa longue et distinguée carrière d'enseignant. Il a mené les étudiants à la perfection et à l'excellence", déclare Mr Migual.

 Le Doyen Patrick Cunningham, étudiant en 1964 à Central Catholic et maintenant directeur à Central Catholic, rappelle un aspect plus léger du Frère Eugene. "Il avait un sourire contagieux et des plaisanteries  éculées qui décontractaient ce qui aurait pu constituer un choc assez sérieux avec les maths", déclare le Doyen Cunningham.

Pendant son séjour à Chaminade, le Frère Eugene a été pendant une courte période membre de l'équipe de direction de l'école, et pendant 12 ans sous-directeur de la communauté. Dans plusieurs écoles, ses activités extra-scolaires tournaient autour du club photo. La plupart de ses photos étaient prises avec un 24X36. Il fut aussi entraîneur et directeur d'athlétisme.  Plus jeune, il était passionné de course à pieds et de marche, parcourant parfois 15 miles par jour. "En marchant, il essayait d'imaginer où ses étudiants pourraient faire des erreurs, et par quels moyens il pourrait expliquer la théorie de manière à ce qu'ils la comprennent", déclare le Frère Eppy.

 Le Frère Eugene avait gardé de nombreux centres d'intérêts. Sa passion de la photo le mena, durant les week-end, à une carrière quasi professionnelle de photographe de mariages. Il participait aussi à des tournois de bridge et de pêche et jouait au basketball. 

En 1995, suite à des défaillances de santé, le Frère Eugene fut envoyé à la Résidence Marianiste de San Antonio. Au début de l'année, le Frère Eugene a célébré le 70ème anniversaire de sa profession religieuse.

 Qu'il repose en paix.

2006 - 25

 La Province de Madrid recommande à notre prière fraternelle notre cher frère DONATO BOLINAGA PINEDO, décédé au service de la Très Sainte Vierge le 30 août 2006, à Madrid, dans la 91ème année de son âge et la 74ème de sa profession religieuse.

 Donato Bolinaga Pinedo est né le 23 août 1916 à Payueta (Alava), de Esteban et Petra. Il entra au postulat de Escoriaza le 28 septembre 1929, commença son noviciat à Elorrio ( Vizcaya) et fit sa première profession le 9 juillet 1932.

 Il accomplit son scolasticat à Ségovie (1933-1936) où il obtint le baccalauréat. Pendant la guerre civile espagnole (1936-1939), il fut envoyé à Saint Sébastien comme professeur des enfants les plus petits. Il fut mobilisé en 1937 et envoyé au régiment d'artillerie de Saint Sebastien. Il put continuer à donner quelques cours au collège. Les années suivantes le virent à Vitoria (1939-1949) et Tetuán (1940-1942). Il émit ses vœux définitifs à Escoriaza le 15 août 1941)

 En 1942, il fut envoyé à Saragosse pour étudier les sciences naturelles. Au cours des années suivantes, il enseigna les Sciences naturelles dans différents collèges: Valencia (1944-1947); Tetuán (1947-1948), Tánger (1948-1958), Jerez (1958-1961) et Ciudad Real (1961-1962).

 En 1962, il est envoyé au collège del Pilar de Madrid comme économe. Il se consacrera à cette mission d'administrateur dans les collèges del Pilar (1962-1967) y de Ciudad Real jusqu'à la retraite.

 Il a passé la période la plus importante de sa vie dans la communauté Ciudad Real (1967-1997): 30 ans. A Ciudad Real, il était un personnage très populaire et très aimé. Il se passionnait pour les sports, aussi bien le volley-ball que le hand-ball. Il connaissait bien les dames qui avaient accueilli dans leur maison nos martyrs et il aimait accompagner les frères qui leur rendaient visite. Sa bonté et sa simplicité allaient au cœur des gens du pays.

 En 1997, les premiers signes de la maladie d'Alzheimer le firent rejoindre la communauté de Siquem, où il demeura jusqu'à sa mort.

 Donato nous a laissé le témoignage d'un religieux profondément bon et simple. Nous rendons grâce à Dieu pour sa vie. Qu'il repose dans la paix.

2006 - 24

La Province de Etats-Unis d'Amérique recommande à nos prières fraternelles notre cher frère, ARNOLD WURZEL, décédé au service de la Très Sainte Vierge le 11 juillet 2006 à San Antonio, Texas, dans la 90e année de son âge et 1e 72e de sa profession religieuse.

 Arnold Wurzel est né le 8 août 1816 à La Crosse, Winsconsin, de John et Anne (Dummer) Wurzel. Il suit l'école primaire à la paroisse de la Trinité, où enseignent les sœurs franciscaines de l'Adoration perpétuelle. Deux de ses tantes faisaient partie de cette congrégation. A 14 ans, le Frère Arnie est recruté pour la Société de Marie par le Fr. Frank Meyer. Il entre au postulat de Maryhurst en 1930, et passe la seconde année de cette formation au postulat de Durand, Wisconsin. En 1932, il retourne à Maryhurst où il prononce ses premiers vœux en 1934. Le Frère Arnie y reste deux ans de plus comme scolastique avant d'être inscrit à St.Mary's Université de San Antonio, Texas en 1936. En août 1937, il reçoit un diplôme universitaire en histoire et commence le premier de ses différents séjours comme enseignant à Central Catholic High School de San Antonio;

En 1939, le Frère Arnie passe six mois à enseigner à McBride High School à St. Louis avant de faire sa profession définitive à Maryhurst en juin 1939. Il retourne à Central Catholic pour deux ans, et, en 1941, débute une période de 7 ans d'enseignement au Colegio Santa Maria à Lima, Pérou.

Le Frère Arnie retourne aux Etats Unis en 1948,  passe les 15 années suivantes comme professeur de high school à Central Catholic, McBride, Assumption à St.Louis East, Illinois, et St Michael's à Chicago. En 1954, il reçoit une maîtrise de latin et d'histoire américaine à l'université Loyola de Chicago.

En 1963, il commence à Central Catholic son dernier stage qui dure 29 ans. En tout, le Frère Arnie a passé 45 ans à Central Catholic, où il a enseigné la religion, l'histoire, l'anglais, l'espagnol et les études sociales. Il fut aussi président du département de langues, responsable du chœur de chants, du bowling, des clubs de chasse et pêche. Le Frère Arnie était un personnage familier sur le campus. Il publiait le bulletin des anciens, travailla avec le Frère Richard Maier à l'entretien des pelouses, et fut souvent maître de cérémonies lors des fêtes scolaires.

"C'était un homme vraiment intelligent, riche, au sourire contagieux", dit Doug Cross, ancien élève et directeur dans le passé à Central Catholic.  "Le Frère Arnie semait la bonne humeur dans la communauté et la classe. Il était bon professeur. C'était un homme charmant." Un ancien de Central Catholic, Jamie Sullivan confirme:" Le Frère Arnold m'a toujours impressionné par sa fervente fraternité. Je prie pour que, qui sait?, un élève de Central Catholic entende l'appel et occupe la place du Frère Arnold."

 Jusqu'à ce qu'une santé défaillante le ralentisse, le Frère Arnie était un pêcheur passionné et un habitué des sorties communautaire de pêche le long des côtes du Texas. Un jour, lui et le Frère Maier se mirent à l'abri d'un ouragan, jusqu'à ce qu'ils puissent continuer à pêcher.

En 1992, suite à des complications dues à une opération du cancer et au diabète, il fut envoyé à la résidence marianiste de San Antonio. En 2004, il célébra le 70ème anniversaire de sa profession.

Qu'il repose dans la paix.

 

2006-23

La Province des Etats-Unis recommande à nos prières fraternelles notre cher Frère BERNARD MEYER, prêtre, décédé au service de la Très Sainte Vierge  le 17 juin 2006 à San Antonio dans le Texas, dans la 86ème  année de son âge et la 68ème de sa profession religieuse.

 Bernard Meyer était né le 7 septembre 1920 à Medford, dans le Wisconsin, étant l’un des dix enfants de John Philip Meyer et d’Agnès Pritzl.  Né la veille de la fête de la Nativité de la Sainte Vierge, puis baptisé au jour de la fête du Saint Nom de Marie, Bernard se disait « prédestiné à devenir religieux ».  Il a fréquenté l’école du Saint Rosaire à Medford, école dirigée par des sœurs franciscaines. Ses rencontres avec Monseigneur Grégoire Reuter, curé de la paroisse du Saint Rosaire ainsi qu’avec  le Frère Francis Meyer, un Marianiste qui donnait des conférences sur les vocations religieuses dans le nord du Wisconsin, ont inspiré Bernard à entrer dans la vie religieuse.  En 1934, au beau milieu de la grande Dépression, il a rejoint la Société de Marie au postulat de Durand, dans le Wisconsin, sa pension de postulant consistant en une remorque chargée de pommes de terre.

 Au bout de trois années de postulat, Bernard est entré au noviciat de Maryhurst à Kirkwood, dans le Missouri. Il a émis ses premiers vœux en 1938 et ses vœux définitifs en 1942. Le Père Bernard obtint en 1941 le diplôme de bachelier en pédagogie de l’Université de Dayton avec une mention en latin.

 Il a enseigné pendant six années dans des high schools à St Louis, à Chicago et à San Antonio avant de rejoindre, en l’année 1947,  le séminaire international marianiste à Fribourg en Suisse. C’est en 1951 qu’il fut ordonné et eut la joie de célébrer sa première messe à Königsberg en Allemagne avec des membres de sa parenté, qui avaient été expulsés de Tchécoslovaquie après la deuxième guerre mondiale. 

 Une fois ordonné, le Père Bernard rentra aux Etats-Unis où il allait enseigner pendant neuf années tout en étant aumônier dans les établissements à Belleville, Illinois, St Louis et San Antonio. Il enseignait la religion, le latin, le français et les sciences sociales; il dirigeait aussi la congrégation, s’occupait des servants de messe, des clubs des mamans  et des groupes missionnaires.

 En 1959,  il a commencé ce qui durerait  35 années, à savoir son ministère dans la paroisse du Saint Rosaire à San Antonio. En 1964 il y fut nommé curé,  tâche qu’il remplit jusqu’en 1976. Au cours de l’année scolaire 1976/77, il a séjourné plusieurs mois au Mexique avec les Frères maristes. Il retourna ensuite dans la paroisse du Saint Rosaire et y resta les cinq années suivantes comme curé adjoint.

 De 1891 à 1992, le Père Bernard était aumônier à temps plein à l’hôpital Sainte Rose à San Antonio. En 1991, il retourna dans la paroisse du Saint Rosaire comme vicaire; la paroisse lui a manifesté sa reconnaissance en donnant son nom au hall paroissial.  Le Père Bernard a poursuivi son activité dans la paroisse du Saint Rosaire, avec une interruption de 1889 à 1991 dans la High School centrale à San Antonio jusqu’à son départ en 2005. Mais, même retraité, à l’âge de 85 ans, le Père Bernard a continué à faire du ministère  dans des homes du secteur et de dire des messes chaque semaine à l’église du Saint Rosaire. « Ce fut un homme admirable, un excellent curé et un véritable constructeur », a dit de lui Robert Zepeda, un paroissien et ami depuis plus de 50 ans.  « Il a érigé notre belle église paroissiale, notre école et il a formé les chrétiens. Il était complètement donné à notre Mère du Ciel. »

 Fay Bourgeois, le directeur des opérations dans la résidence marianiste à San Antonio s’est fait l’écho de sentiments semblables. « Le Père Bernard était une âme si simple et vraiment très aimable. Il fut le véritable berger et pasteur de son troupeau. Il manquera désormais aux fidèles de la paroisse du Saint Rosaire qui le tenaient en très haute estime. »

 L’une des expériences les plus mémorables du Père Bernard aura été en 1994 une visite prolongée au village tchécoslovaque où son père avait été baptisé. Il y a célébré la messe au milieu de centaines d’autres personnes, qui avaient été expulsées par les communistes. Il a consigné par écrit cette expérience dans un article intitulé  « Un retour à mes racines ». Le Père Bernard a pareillement rédigé deux livrets sur l’histoire de la Paroisse du Saint Rosaire.

 « Il était toujours à la disposition des gens », disait de lui le Père John Manahan, l’actuel curé de la paroisse du Saint Rosaire. « Woody Allen  disait que 95 % d’une existence transparaissent, ce qui fut le cas pour Bernard.  On pouvait compter sur lui et il se rendait toujours disponible aux autres. »

  Le Père Bernard était un membre (4e degré) des Chevaliers de Saint Colomban ; il était particulièrement habile pour travailler le cuir et pour fabriquer des étuis pour bibles et des chapelets.

 Au début du mois de juin, le Frère avait participé à une retraite marianiste à TECABOCA à Ingram dans le Texas. Son ami, le Frère Bill Mc Carthy, se souvient avoir entendu le Père Bernard lui dire que ce fut la « retraite la plus paisible et la plus priante de toute sa vie. » Une semaine après, le Père Bernard s’est éteint paisiblement dans son sommeil dans la résidence marianiste à San Antonio.

 Qu’il repose dans la paix !

2006-22

La Région de Canada recommande à nos prières fraternelles notre cher frère, FERNAND BIBEAU, décédé au service de la Très Sainte Vierge le 15 juin 2006 à Québec, dans la 74e année de son âge et 1e 57e de sa profession religieuse.

 Fernand Bibeau, né le 22 septembre 1932 à Issoudun (Lotbinière), était fils de André Bibeau et de Juliette Talbot. Il était l’aîné de 7 enfants. Sa mère mourut en 1943 alors qu’il avait 11 ans. Le père, employé du gouvernement, restant seul avec 7 jeunes enfants se remariera quelques années plus tard. Mais Fernand qui, jusque là, allait à l’école au couvent de St-Flavien fut mis comme pensionnaire à l’orphelinat de St-Damien (Bellechasse) où il passera deux ans. C’est là qu’il fut recruté par le Père François Jacq, l’un de pionniers des Marianistes au Québec.

Le 23 août 1945, il entra au postulat de St-Anselme (Dorchester) jusqu’à son admission au noviciat, à la Villa Chaminade (Lévis), le 13 août 1948. Il était du premier groupe de novices marianistes canadiens faisant leur noviciat au Canada.

Après son année de noviciat, il prononça ses premiers vœux le 15 août 1949. Il entreprit alors ses trois années de scolasticat à l’Institut Ste-Marie (St-Anselme). Sa profession perpétuelle eut lieu le 17 juillet  1954 à Galesville (Wisconsin).

Après ses trois années de scolasticat où il obtint le diplôme de Brevet Supérieur, il commença sa carrière d’enseignant. D’abord, à St-Anselme (1952-1953); puis, de 1953 à 1957, à St-David de l’Auberivière (Lévis). Après, pendant deux ans, il se trouve à St-Boniface (1957-1958) et à Toronto (1958-1959). En 1959, il est de retour à St-David jusqu’en 1961, année où les Marianistes quittèrent cette école par suite de changement dans le système scolaire du Québec.

Entre temps, par des cours d’été et des sessions il obtint le Baccalauréat en pédagogie.

Après la fermeture de St-David, le Frère Fernand avait été désigné pour aller à Rome pour faire son second noviciat. Cependant, la Providence en avait décidé autrement. C’est au cours de son voyage pour Rome, alors qu’il se trouvait à New York, qu’il reçoit une nouvelle affectation par télégramme : «Bibeau. Abidjan. Hoffer».

Ce sera, de 1961 à 1998, son champ d’apostolat. Il y eut une interruption de 2 ans où il suivra des cours de géographie à l’université pour en sortir avec une Maîtrise en géographie. Directeur-fondateur du Collège Saint-Jean-Bosco de Treicheville il laissera la marque d’une personne calme et toujours maître de soi. Les autorités du pays ont voulu le récompenser pour le développement actif de l’éducation en le nommant Commandeur de l’enseignement national de la Côte d’Ivoire. Attentif au bien-être des jeunes, il s’empressa d’aider au développement du sport. Là encore, on a voulu le récompenser en le nommant Chevalier du mérite sportif de la Côte d’Ivoire. Il a été un pionnier dans l’utilisation du système informatique pour l’administration des Collèges de l’enseignement catholique en Côte d’Ivoire.

Depuis 1998, lorsqu’on a découvert chez lui un cancer du sang : une sorte de leucémie assez rare la Macroglobulinémie de Waldenström, il demeurait dans la communauté de Saint-Augustin. Les traitements de chimiothérapie et les nombreux médicaments n’ont pas réussi à enrayer la maladie. Lentement, on le voyait décliner. Son calme et sa sérénité ont cependant été sans faille pendant toutes ces années. Il a continué à se dévouer dans le travail au service du Régional.

Entré à l’Hôtel-Dieu de Québec le 29 mai, il subit avec courage différentes opérations mais son état se détériorait de jour en jour. Le 15 juin, il est entré dans son repos éternel.

2006-21

La Région de Suisse recommande à nos prières fraternelles notre cher frère ALBAN VOLLMAR, décédé au service de la Très Sainte Vierge le 14 juin 2006 à Zollikerberg (près de Zürich), dans la 69e année de son âge et 1a 51e de sa profession religieuse.

Le temps pour chercher Dieu, c’est la vie.
Le temps pour trouver Dieu, c’est la mort.
Le temps pour posséder Dieu, c’est l’éternité
.
(St François de Sales)

Alban Vollmar, 5e enfant d’une famille de 7, naît à Überlingen en Allemagne, au bord du Lac de Constance, le 7 août 1937. Pour lui commence le temps pour chercher Dieu. C’est à Constance où ont déménagé ses parents qu’il fréquente l’école primaire. Très tôt, il est en quête de Dieu. Alban espère trouver le Seigneur dans la Congrégation religieuse dans laquelle s’est déjà engagé son grand frère Paul. C’est pourquoi, il entre au postulat de Middes à l’âge de 15 ans.

Il aime la vie, est toujours à la recherche et jamais content de lui. Il désire devenir tour à tour instituteur, cuisinier, puis catéchiste et prêtre. Tous les jours, il vit l’aujourd’hui de Dieu.

Après le postulat, le jeune Alban commence le noviciat à Middes. Il y fait ses premiers voeux le 20 mai 1956. C’est là qu’il passe le scolasticat et bientôt il montre ses talents de cuisinier. Le 5 septembre 1959, il fait les voeux perpétuels dans la Société de Marie.

Frère Alban rayonne la joie. Il garde l’optimisme et la confiance, et il réussit à les faire partager aux personnes qu’il rencontre. A plusieurs reprises, il se dit «frère toujours joyeux».

Au début de sa vie religieuse, nous le trouvons dans différentes maisons comme cuisinier: à Martigny, Antony (France), Ebmatingen et Fribourg, à l’Institut Saint-Raphaël. Puis, il suit une formation comme soignant auprès des frères de la Miséricorde. A Fribourg, il soigne ses frères atteints par l’âge. Un jour, il décide de vivre sa vie religieuse en dehors d’une communauté marianiste. Mais il reste en contact avec le Régional et ses frères marianistes Paul et Pierre.

Il poursuit sa recherche de Dieu. Sa prière devient très simple. Il lui faut peu de chose pour se confier à Dieu et à Marie. La récitation du chapelet devient sa prière quotidienne. Il s’intéresse aux personnes isolées, aux malades et leur rend de nombreuses visites.

Au mois de février 2006, le médecin diagnostique une grave maladie: un cancer au cerveau. Frère Alban sait que ses jours sont comptés. Révolté au début, il ne se laisse pas décourager, il se bat contre sa maladie avec courage et confiance, comme un lion (son deuxième prénom était Léo, comme il aimait à le rappeler). Mais peu à peu il doit se rendre à l’évidence: le Seigneur de la vie et de la mort l’appelle et il se prépare à la grande rencontre.

Le temps de trouver Dieu survient le 14 juin: il est face à face avec le Dieu vivant.  Maintenant il vit le troisième temps évoqué par saint François de Sales, l’éternité, le temps de posséder Dieu, ce temps qui ne finit jamais.

2006-20

La Province de Saragosse recommande à nos prières fraternelles notre cher frère, SEVERO PEREDA FERNÁNDEZ, décédé au service de la Très Sainte Vierge le 3 juin 2006 à Vitoria, Espagne, dans la 90e année de son âge et 1a 73e de sa profession religieuse.

 Severo Pereda Fernández est né le 1 février 1917 à Armiñón (Álava). Ses parents s’appelaient Ovidio et Josefa. Il avait trois oncles marianistes, frères de sa mère, Florencio, Macrino et Fermín Fernández. Le 1 octobre 1928, il a rejoint le postulat de Escoriaza (Guipúzcoa). Il commença le noviciat à Elorrio (Vizcaya), le 9 juillet 1932, en des temps politiquement très instables en Espagne, avec le début de la persécution religieuse en certains secteurs, et c’est là – à Elorrio - qu’il fit ses premiers voeux le 10 juillet 1933.

Après le scolasticat à Escoriaza (Guipúzcoa), sa première destination, en 1936, fut une école dans un petit village de Soria, El Royo, où il ne resta qu’une année, car il fut incorporé dans l’armée peu après le début de la Guerre Civile Espagnole en 1937. Ce n’est qu’en décembre 1939 qu’il fut démobilisé, quelques mois après la fin de la guerre.

Toute sa vie fut dédié à l’enseignement, soutout auprès des jeunes élèves. C’est ainsi qu’il travailla dans divers établissements d’enseignement, notamment Elorrio où il a été directeur de l’école jusqu’en 1963, et puis Vitoria où il allait rester jusqu’à sa mort. A Santa Maria de Vitoria, il a été enseignant, responsable de la section des petits, puis au moment de la retraite, secrétaire et pour finir secrétaire adjoint, pratiquement jusqu’à la fin.

C’était un homme de prière, très dévot à la Vierge. Encore quelques mois avant sa mort, avant qu’il ne perde la vue, il avait coutume de lire des livres sur Marie et de les résumer de son écriture très soignée. Dans la bibliothèque de communauté, on peut trouver des cahiers avec ses notes et ses résumés. Avec ses lectures et ses écrits si soignés, ses journées étaient toujours bien remplies et il répétait volontiers qu’il ne connaissait pas ce que voulait dire s’ennuyer, ayant toujours quelque chose à faire. C’est ainsi qu’il nous apparaissait à tous. Il se rendait à la bibliothèque, mettait la radio avec, en fond sonore, une musique classique très douce, et il se mettait à lire surtout des livres sur Marie qu’il résumait, sans oublier de tenir aussi les annales de la communauté, … Et puis, il sortait parfois parcourant le couloir lumineux de la communauté qu’il aimait tant, et d’où il pouvait voir la cour et les matches ou autres activités des élèves du collège. Il participait ainsi aux joies de la victoire comme aux déceptions de la défaite, et il avait coutume de prier le chapelet au cours de ces promonades. Il avait toujours quelque chose à faire. Et on le voyait heureux. Nul doute que sa communauté est pour quelque chose dans ce bonheur: elle n’a cessé de l’estimer et de lui prodiguer toute l’attention nécessaire.

Il avait bon caractère, un sourire permanent. Il rayonnait la paix, et sa présence inspirait toujours sérénité, simplicité et vision positive des choses.

Ce que nous retenons le plus de lui, c’est sa dévotion à Marie, son travail simple, serein, sans bruit mais constant, son égalité d’humeur, la paix qu’il rayonnait, son amitié, sa fraternité.

On peut vraiment dire, en observant sa vie, que le bien ne fait pas de bruit, et qu’il n’est pas nécessaire de faire de grandes choses, mais de vivre simplement heureux, selon la vocation à laquelle le Seigneur nous appelle, en mettant de l’amour dans toutes nos relations!

Nous sommes persuadés que Marie, la “Virgen Blanca”, est venue à sa rencontre ce samedi 3 juin.

Qu’il repose en paix.

2006-19

La Province de Etats-Unis d'Amérique recommande à nos prières fraternelles notre cher frère, JOHN LUCIER, décédé au service de la Très Sainte Vierge le 26 mai 2006 à Dayton, Ohio, dans la 89e année de son âge et 1e 72e de sa profession religieuse.

 John Lucier est né le 10 août 1917, à Detroit (Michigan), d'Alvin et Estelle (Barrett) Lucier.  John suivit l'école primaire chez les sœurs dominicaines de la paroisse Ste Catherine de Detroit. C'était un bon élève et il acheva l'école primaire avec une année d'avance. Mais c'était au temps de la grande dépression , qui faisait régner une atmosphère morose, et le poussait à se demander ce qu'il pourrait bien faire de valable de sa vie.

 Il entendit parler des Marianistes pour la première fois quand son cousin entra au postulat de Mount St John de Dayton. "C'était mon idole", disait le Frère John. "Plus je le connaissais, plus j'étais convaincu que je devais faire comme lui". Le Frère John appréciait le fait que les Marianistes étaient des professeurs et qu'ils ne faisaient pas de distinction entre prêtres et laïcs. A 13 ans, il entra au postulat, fit ses premiers vœux en 1934 et ses vœux définitifs en 1939.

 Le Frère John obtint une licence de chimie en 1937, à l'université de Dayton. Il débuta sa carrière d'enseignant à la  Purcel High School  de Cincinnati, Ohio. A l'âge précoce de 19 ans ( l'un de ses étudiants était même plus âgé que lui), il enseigna l'anglais, l'histoire de l'église, les mathématiques commerciales, … rien de ce pour quoi il avait été préparé."Ce fut une année bigrement compliquée" disait le Frère John. En 1938, il fut envoyé à la Chaminade High School de Dayton, où pour la première fois il eut l'occasion d'enseigner sa chère chimie. Il y fut aussi le superviseur de l'album de fin d'année et l'animateur de la troupe de théâtre de l'école. De 1943 à 1945, il enseigna à la Chaminade High School de Minéola, New York, et suivit des cours universitaire de troisième cycle durant les étés.

 En 1945, quand l'Université de Dayton (UD) subit un afflux de vétérans de la Seconde guerre mondiale suivant des cours en vertu de la GI Bill (NB du traducteur: un projet gouvernemental favorisant le recyclage des soldats démobilisés), le Frère John fut envoyé à l'UD pour enseigner la chimie. Il comprit qu'il aurait besoin d'un doctorat pour rester à l'université. En 1947, il entra à la Western Reseve University (aujourd'hui Case Western Reserve) à Cleveland, où il obtint un doctorat de chimie en 1951.

 Les 45 années qui suivirent – de 1951 à 1996 – le Fère John les consacra à la science comme professeur de chimie à l'Université de Dayton. Il fut le doyen du département de Chimie pendant 16 de ces années (de 1964 à 1980). En sus, pendant les années 50, il travailla à un projet de recherche nucléaire du nom de Operation Upshot-Knothole avec la base Wright-Patterson Air Force de Dayton et il conçut des appareils de mesure de température utilisés pour jauger les effets de la bombe atomique.

 Le Frère John fit également des recherches dans le domaine du spectroscope à infrarouge, un puissant instrument utilisé en chimie pour étudier les composants organiques.  Il publia ses recherches et présenta des travaux à divers congrès scientifiques nationaux et internationaux. Il était membre du conseil de direction  et du comité des brevets d'invention de l'American Chemical Society. Il fut également actif dans d'autres organismes scientifiques, comme l'Association Américaine pour le Développement des Sciences (membre), la Société de Spectrosopie appliquée, la Coblentz Society, la Chemical Society de Londres (membre) et l'Association américaine des professeurs d'Université. Le frère John publia des articles dans de nombreuses revues scientifiques.

 Le P. Jim Heft, qui a vécu avec le Frère John pendant 11 ans à Alumni Hall sur le Campus de l'UD, le décrit comme "un  érudit, un savant, un professeur dévoué et un homme de foi". Le P. Heft rappela  que dans les années 60 et 70, quand l'Université de Dayton fut officiellement reconnue comme université catholique, John était sur la ligne de front de maints débats sur le campus, y compris ceux concernant l'éducation en général et la liberté académique. Le Frère John était également reconnu comme un homme de lettres. "Il aimait la langue allemande, et il insistait sur l'exigence d'une langue étrangère pour tous les diplômes de chimie, exigence qui dure toujours" Le P. Heft ajoute "Il a écrit, pour la revue de la Province, des notices lumineuses et attentionnées sur les frères récemment décédés".

 L'une des citations favorites de John provenait de Georges Pimenthal, un célèbre docteur en chimie, qui disait : "Je descendais toujours sur le terrain pour jouer". Au cours de ses nombreuses années de professorat, et pendant plus de 70 ans de vie marianiste, le Frère John a mis ces mots en application,  pour ne jamais devenir simplement spectateur de la vie. Professeur, il favorisait l'interaction dans la classe et  il aiguillonnait les étudiants à se préparer pour le cours afin de pouvoir poser des questions. Il sentait que les relations étaient la clé. "Tâchez de connaître vos étudiants et faites vous connaître d'eux, et ils répondront", disait-il.

 A 86 ans, il faisait encore visiter le campus de l'UD et en faisait l'historique pour les étudiants inscrits à des sessions destinées à faire connaître et vivre l'esprit marianiste sur le campus. Il y avait durant la visite un lieu d'un intérêt tout particulier: le Centre d'Instrumentation John L. Lucier,  un laboratoire dédicacé en son honneur.

 Le Frère John était encore connu  des étudiants pour son chant de "Oh Jerusalem", comme le chantaient traditionnellement les frères Marianistes dans leur procession de la Chapelle de l'Immaculée Conception  au cimetière du campus, quand ils enterraient l'un des leurs.

 Au moment de son décès, dû à des complications d'une infection pulmonaire, le Frère John résidait au centre médicalisé  Mercy Siena de Dayton.

 Qu'il repose dans la paix.

2006-18

La Province des Etats-Unis d’Amérique recommande à nos prières fraternelles notre cher Frère, RALPH  MRAVINTZ, décédé au service de la Très Sainte Vierge le 23 mai 2006 à Dayton (Ohio), dans la 81ème année de son âge et la 62ième de sa profession religieuse.

Ralph Mravintz est né le 28 mai 1925 à Pittsburgh en Pennsylvanie, étant l’un des six enfants  de Ralph Mravintz et de Leona Koenig. Il a suivi l’enseignement primaire à l’école Ste Marie et dans celle du Très Saint Nom de Jésus, l’une et l’autre à Pittsburgh, tout comme il a reçu l’enseignement secondaire dans la High School Catholique (celle du Nord), également à Pittsburgh. C’est là qu’il fit connaissance avec le Frère Ed Drury et avec d’autres Frères marianistes qui l’encourageaient à suivre sa vocation. Le 26 avril 1943, il entra au postulat de Mont Saint Jean à Dayton (Ohio). Quatre mois plus tard, il est entré au noviciat à Beacon, (New York). Il a émis ses premiers vœux le 20 août 1944 et ses vœux définitifs le 24 août 1947.

En 1950, le Frère Ralph obtint le diplôme de « bachelier » en pédagogie à l’Université de Dayton.  (Ohio), et le grade de licencié en pédagogie (section : administration) en 1955 à l‘Université de Pittsburgh. Grâce à une bourse de la Fondation Nationale scientifique, il a étudié la chimie en suivant des cours trois étés consécutifs à l’Université « Western Reserve » à Cleveland. Et de 1972 à 1974, à l’Université de Dayton, il s’est initié aux tâches de conseiller pédagogique.

Le Frère Ralph fut professeur tout au long de sa vie, enseignant principalement la chimie, la physique, les mathématiques et le dessin mécanique. C’est en 1945 qu’a débuté sa carrière d’enseignant à St John’s Home à Brooklyn (New York), où il travaillait aussi comme conseiller et travailleur social.  De 1948 à 1949, il enseignait à Purcell High School à Cleveland au Cincinnati, et de 1950 à 1953 à la High School Catholique à Hamilton (Ohio). Le Frère Ralph a décrit ses années à Hamilton comme « les plus heureuses de sa vie ». Chez les huit Frères résidant là ce fut, avait-il écrit, l’alternance constante et heureuse entre le travail et la prière à Marie, notre Mère bienheureuse, support et colonne de nos œuvres.

De 1953 à 1959, il a enseigné dans la High School dépendant de la cathédrale de Cleveland, où il remplissait aussi les fonctions de conseiller et de responsable des activités athlétiques. Au bout d’une année d’enseignement dans la High School Chaminade à Mineola, (New York), il est retourné dans l’établissement de son cœur, la High School catholique à Pittsburgh, où il a enseigné de 1960 à 1964. A la même époque, c’est lui qui était à la tête des groupements d’hommes de science dans le diocèse de Pittsburgh. Dans la suite, il a travaillé durant une année comme assistant principal, chef de la discipline et professeur dans la High School Moeller à Cincinatti.

C’est en 1965 que pour le frère Ralph a débuté une longue période de neuf ans comme directeur des inscriptions et professeur adjoint de pédagogie à l’Université de Dayton. En 1974, il partit à Fort Lauderdale en Floride, où il enseigna jusqu’en 1984 dans la High School St Thomas d’Aquin. Il a enseigné de nouveau dans la High School  catholique à Pittsburgh pendant une année avant de passer les trois années suivantes dans la High School Catholique à Memphis, dans le Tennessee. En 1989, il retourna en Floride, où il enseignait jusqu’en 1992 au collège préparatoire Chaminade-Madonna à Hollywood.

Son dévouement à l’enseignement a été récompensé par plusieurs distinctions. Dès 1963, l’association des professeurs de science de Pennsylvanie lui attribua le prix d’excellence par lequel elle distingue  certains professeurs de science. En 1964, le groupement « Futurs professeurs d’Amérique » l’a cité à l’ordre du jour pour ses contributions remarquables au milieu enseignant, et en 1965, la Société des Ingénieurs de Cincinnati lui a accordé le prix appelé de « Science Guidance ».

Tout au long de ses nombreuses années de service, le Frère Ralph fut membre de plus d’une vingtaine d’organismes d’éducation, de commissions consultatives, de comités d’admission, y compris de l’Association américaine pour l’éducation supérieure, de la « Table Ronde » scientifique catholique de Pennsylvanie, ainsi que de « Phi Delta Kappa ». En outre, il figurait dans le « Who’s Who des établissements universitaires américains  et des administrations de ces instances universitaires »

« Il fut un véritable éducateur, un homme très consciencieux, qui aimait autrui » disait de lui le Frère Ray Martin, qui se trouvait dans la même communauté que le Frère Ralph et avait passé bien des étés avec lui en Floride. « Ce fut un homme très ouvert aux autres. Un très grand nombre d’étudiants maintenaient le contact avec lui  -  même des étudiants d’il y a 30 ou 40 ans. Tel fut l’ascendant qu’il exerçait sur eux. Une fois qu’ils avaient fait sa connaissance, ce fut le coup de cœur. Ce fut un éducateur vraiment sympathique. »   

C’est en 1993 que le Frère Ralph a cessé l’enseignement à temps plein, tout en restant actif jusqu’en 2004, comme professeur ou remplaçant de professeur dans la High School St Thomas d’Aquin à Fort Lauderdale, en Floride.

Le Frère Ralph est décidé subitement suite à un arrêt cardiaque. Il résidait alors dans la communauté marianiste de l’avenue Indiana à Dayton.

Qu’il repose en paix.

 

2006-17

La Province de France et de Belgique recommande à nos prières fraternelles notre cher Frère Raymond BOHYN, décédé au service de la Très Sainte Vierge le 21 mai 2006 à l’hôpital Henri Mondor de Créteil dans la 82ième année de son âge et la 61ième de sa profession religieuse.

Le 12 décembre 1924 naissait aux antipodes de la Belgique, dans l’île de Java, à Tjimangsoed, un charmant poupon, qui sera porta sur les fonts baptismaux dès le lendemain. C’était la tradition, on baptisait rapidement.

En 1929, la famille est revenue en Belgique et c’est dans un des établissements des Frères des Ecoles Chrétiennes à Bruxelles que Raymond a fait ses études, primaires et secondaires. C’est son directeur spirituel, un Père jésuite qui connaissait bien les Marianistes, qui orienta Raymond vers la Société de Marie.

Il fit son noviciat en 1944/45 et émit ses premiers vœux le 12 septembre 1945 à Rèves en Belgique, et le 27 août 1951, ses vœux définitifs.

Nommé à Rèves, il y passa toute sa vie au service des jeunes, comme professeur de néerlandais et d’anglais d’abord, puis plus tard, comme éducateur dans la section primaire de l’internat.

Servi par une jovialité naturelle, il aimait installer  la joie partout où il passait, parfois même avec une légère provocation. Avec son accent bruxellois, il se faisait remarquer. Catégorique, méticuleux, régulier, courageux,  sont quelques qualificatifs qu’on peut lui appliquer. Il aimait la jeunesse et savait parler aux jeunes du primaire.

Pendant une quinzaine d’années, il s’engageait chaque été comme animateur de colonie de vacances à Quiberveille sur le littoral de la Normandie, et à Arcachon où il était responsable des jeunes de onze à douze ans; c’est ainsi qu’il faisait partie de l’encadrement de l’Union Lorraine, avec le Père Camile Schmitt pour lequel il avait une grande et respectueuse vénération.

La nature était son domaine préféré. Une fois retraité, il passait son temps libre à nettoyer les allées du parc de Rèves, à balayer la cour, à élever des canards pour l’étang … bref, il pratiquait l’écologie avant l’heure. En parallèle, il dirigeait et surveillait tout le secteur de la lessive.

En communauté, il savait mettre de l’entrain et commenter les événements politiques. Sa voix forte lui donnait de l’autorité, aussi ses appréciations ou ses observations ne souffraient pas la contradiction.

Sa santé a été toujours pour lui un souci majeur. Les ennuis cardiaques l’avaient fixé sur ses limites. Sa déambulation, depuis quelques années déjà, s’était faite douloureuse; aussi utilisait-il des appareils pour se déplacer. Courageux, il organisait sa journée en donnant du temps à la marche, au vélo, et aussi longtemps que possible, à la natation.

Son expatriation toute récente à Sucy-en-Brie, non seulement il l’avait acceptée, mais il s’en amusait. Ce déménagement tardif lui donnait l’occasion de se faire une personnalité et un nouveau profil. De 1945 jusqu’au 15 décembre 2005, il avait séjourné à Rèves.  Sucy lui donnait l’occasion de se refaire une stature et de repartir vers un nouvel horizon, sous la houlette du Père Boulet et des sœurs marianistes. Selon les témoignages à l’occasion des obsèques, Raymond a participé à l’animation de la nouvelle communauté avec bonheur et enthousiasme.

2006-16

La Région de Suisse recommande à nos fraternelles prières notre cher Frère Léo BIOLLAZ, décédé au service de la Très Sainte Vierge le 17 mai 2006 à Sion, dans la 82e année de son âge et 1e 62e de sa profession religieuse.

A Vex, près de Sion (Valais), le 11 novembre 1924, Marcel Biollaz et Gertrude, née Schmid, se réjouissent de la naissance de leur petit Léo, le premier enfant d’une famille de 4 garçons et 5 filles. A 12 ans, Léo entre au postulat de Martigny. Sept ans plus tard, après avoir obtenu le brevet valaisan d’enseignement primaire à Sion, un an après le décès de son papa, Léo Biollaz part pour un an au noviciat à Fribourg et Grolley. Il s’engage dans la Société de Marie un an plus tard, le 12 septembre 1944.

Ses premières armes comme enseignant à l’école primaire, Frère Léo les a faites au Collège Ste-Marie à Martigny (1944-1946). Ses supérieurs l’envoient ensuite à Sion (1946-1949) et à Monthey (1949-1952). En 1952, les ses responsables lui demandent d’enseigner à l’Ecole d’application de l’Ecole normale des instituteurs de Sion. Il se distingue par la pratique de la méthode de calcul selon les réglettes-couleur «cuisenaires». Son action est mise en valeur par la remise, en 1967, de la Réglette d’or de l’Association Cuisenaire-Belgique et de la médaille d’or de la Ville de Bruxelles décernée par cette même association.

De 1963 à 1970, frère Léo Biollaz est chargé de cours à l’Université de Fribourg (pédagogie curative). Sur le tard, il poursuit ses études. A 50 ans, en 1974, il termine le cycle universitaire par une licence es sciences de l’Education à l’Université de Genève. Il partage son savoir en éditant une dizaine de publications en mathématiques, pédagogie et des études marianistes dont les armoiries de la Société de Marie (1985).

Comme vice-provincial, de 1967 à 1972, frère Léo Biollaz est chargé, entre autres, de la formation des jeunes religieux marianistes de Suisse. Il édite les circulaires des provinciaux marianistes de 1946 à 1971. Six ans durant, de 1981 à 1987, il est le responsable de la communauté marianiste, Chaminade, de Sion. Durant ce temps, le bâtiment Chaminade subit une réfection intérieure.

1989 sonne le temps de la retraite pour frère Léo Biollaz, temps de joie et d’épreuve. Une des grandes joies est de poursuivre ses rencontres régulières avec l’équipe pastorale de la cathédrale de Sion pour l’animation liturgique dominicale. Il est aussi heureux d’être nommé, en 2001, «chevalier de l’Ordre des Palmes académiques pour services rendus à la culture française».

Atteint depuis jeune dans sa santé – il a toujours souffert du dos – notre frère valaisan subit des accrocs de santé qui influencent son moral. En 2003, frère Léo est hospitalisé pour ses veines défaillantes. Son retour en communauté n’est plus possible: la Maison St-François l’accueille. Durant près de trois ans, petit à petit sa santé décline rendant notre frère de plus en plus vulnérable. Cependant il exprime sa joie et sa reconnaissance chaque fois qu’il peut passer quelques heures en communauté et retrouver ses confrères.

Frère Léo Biollaz s’en est allé paisiblement dans la Maison du Père mercredi 17 mai 2006 après une longue lutte contre ses angoisses devant la mort

2006-15

La Province des Etats-Unis d’Amérique recommande à nos prières fraternelles notre cher Frère, FRANCIS DAMES, décédé au service de la Très Sainte Vierge le 16 mai 2006 à San Antonio, Texas, dans la 97ème année de son âge et la 79ème de sa profession religieuse.

 Francis Dames était né le 25 juin 1909 à Saint Paul, dans le Missouri, étant l’un des huit enfants de Francis Joseph et Agnes (Brass) Dames. Quoique né à St Paul, Francis a toujours considéré O’Fallon (Missouri) comme sa ville natale. Parmi ses quatre frères et trois sœurs, on dénombre deux Sœurs de Loretto, un Frère de la Sainte Famille et un Marianiste. Après l’enseignement primaire chez les Sœurs Ursulines, un court passage au collège Quincy dans l’Illinois, puis quelque temps dans la ferme de ses parents, il est entré au postulat à Maryhurst à St Louis en 1926 avec son frère Pierre.

 « Ce qui m’a poussé à entrer est le fait que bien peu de temps, - une bonne année -  après être entré, j’allais être autorisé à émettre mes premiers vœux et ainsi se réaliserait la perspective d’une vie heureuse en communauté », voilà les paroles mêmes du Frère Francis.

 Francis et son frère Pierre ont émis leurs premiers vœux à Maryhurst le 8 décembre 1927 et les vœux définitifs ensemble également à Chaminade à St Louis le 3 août 1931. Le Frère Francis commença sa carrière d’enseignant en 1930, dans les classes des 4ème et 5ème degrés à Vitoria (Texas). Au bout de trois années, on lui demanda d’assurer l’enseignement au 6ème degré dans l’école des Saints Pierre et Paul à Saint Louis, puis au 7ème degré dans l’école centrale catholique à San Antonio. Au cours de son passage à San Antonio, qui s’est prolongé jusqu’en 1937, le Frère Francis obtint à l’Université de San Antonio le grade de bachelier en histoire.

 Après avoir enseigné pendant deux ans la religion et l’histoire dans la High School relevant de la Cathédrale à Belleville (Illinois), le Frère Francis fut envoyé au Pérou peu de temps après le départ pour Lima du premier groupe de Marianistes. C’est ainsi que débuta pour lui une période de 42 ans  au Pérou en tant que professeur, administrateur et animateur en paroisse.  Le Frère Francis a enseigné au Colegio Santa Maria à Lima jusqu’en 1951. Pendant presque toute la décennie qui a suivi, il fut directeur, d’abord au postulat de Chaclacayo à Lima, puis au postulat dans la ville de Chiclayo. En 1962, il fut nommé  au Colegio San Antonio à Callao pour une durée de quatre années, dont deux en tant qu’économe. Dans la suite, il a travaillé un an encore à Trujillo.

 En 1967, il est retourné au Colegio San Antonio où il allait rester jusqu’en 1977. Au cours des quatre années suivantes, il fut le second de feu le Père Thomas Schelble au séminaire de San Jerónimo à Arequipa, tout comme il fut l’adjoint de feu le Père Robert Heil dans la paroisse de Sainte Marie, Reine. « Francis avait une piété très prononcée, mais non démonstrative », disait de lui le Frère George Lytle, qui collaborait avec le Frère Francis au Pérou. « Son influence sur les garçons plus jeunes , auxquels il donnait habituellement l’enseignement, ou sur les postulants, qu’il avait dirigés pendant dix ans, était un mélangé impressionnant de gentillesse et de fermeté, avec une insistance notée pour notre dévotion mariale. »

 C’est suite à des problèmes de santé que son retour aux Etats-Unis, en 1981, était quelque peu précipité; pendant les 10 années qui ont suivi, il a travaillé dans la High School Saint Jean Vianney à Saint Louis comme bibliothécaire adjoint. En 1991, il s’est retiré dans la communauté de l’Université Ste Marie à San Antonio où il rendait des services à celle-ci; il fabriquait aussi des chapelets pour les missions et pour les patients des hôpitaux. Il a interrompu son séjour à San Antonio pendant une année et demie, pour travailler dans la paroisse Ste Marie de l’Assomption à Fort Worth au Texas.  C’est en 2002 qu’il a pu célébrer son 75ème anniversaire de Frère marianiste.  Qu’il repose dans la paix.

2006-14

La Province de Etats-Unis d'Amérique recommande à nos prières fraternelles notre cher frère, NORBERT MOELLERING, prêtre, décédé au service de la Très Sainte Vierge le 5 mai 2006 à San Antonio, Texas, dans la 91e année de son âge et 1e 72e de sa profession religieuse.

 Norbert Moellering est né le 23 septembre 1915, à Florissant (Missouri); il était l'un des dix enfants de Joseph et Gertrude (Gettemeir) Moellering. Norbert appartenait à une famille de religieux, avec un oncle Jésuite, deux tantes et cinq cousines religieuses du Très Précieux Sang. Il fréquenta l'école de la paroisse du Sacré Cœur à Florissant où Sr Dorothy Oldeg (sœur d'un frère marianiste) favorisa sa vocation. En 1930, il entra au postulat de Maryhurst à St Louis et partit pour le noviciat trois ans plus tard. Il émit ses premiers vœux le 15 août 1934.

 Après ses examens à l'Université St. Mary de San Antonio (Texas), avec une licence de latin et d'anglais, il débuta sa carrière d'enseignant en 1937, à Victoria (Texas). Il fit sa profession définitive le 11 août 1938 au Collège pré-universitaire Chaminade de St Louis et fut affecté  pendant deux ans à la High School McBride de St Louis. En 1940, il commença son premier de nombreux séjours au Collège pré-universitaire Chaminade, où il enseigna le latin, l'histoire et l'anglais jusqu'en 1943. Il entra alors au séminaire de St Meinrad (Indiana) et fut ordonné le 11 juin 1946.

 Après avoir enseigné à la Central Catholic High School de San Antonio et à l'Assomption High School de St Louis Est, (Illinois), le P. Norbert retourna à Chaminade de 1961 à 1967, comme président et principal de l'établissement. Durant cette période, il dressa les plans de l'Athletictron de l'école – un complexe comprenant une piscine, une salle de gymnastique et des terrains de sport. Il apporta également sa contribution aux premières années d'un organisme appelé " Les Ailes de l'Espérance", qui fournissait des avions aux missionnaires dans tous les coins du monde. L'organisme travaillait dans un hangar de l'aéroport Spirit of St Louis de Chesterfiels (Missouri).

  A la fin de son mandat de Président de Chaminade, il revint à Central Catholic comme conseiller d'orientation pendant cinq ans puis, pendant trois ans, comme responsable des département de religion et d'orientation à  Daniel J. Cross High School d'Omaha (Nebraska). En 1975, il revint une fois de plus à Chaminade comme professeur  de religion puis responsable du développement de l'école. "Les élèves aimaient ses cours de religion" dit Jim Gerker de Chaminade. "Dans ses 70 ans, il était encore capable de passionner de grands adolescents, qui ont tiré grand profit de ses cours"

 En plus de l'enseignement et du conseil, le P. Norbert fut amené par goût pour le contact et la pastorale à participer à toutes sortes d'activités étudiantes, comme le Journal d'Année, le conseil des étudiants, le journal des étudiants; il fut encore préfet de résidence d'étudiants et directeur de retraite. Pendant 20 ans, il fut conseiller du Club des Mères de Chaminade; il travailla également avec le club des Mères des Anciennes élèves. "J'ai  beaucoup aimé toutes mes années d'enseignement parce qu'elles restaient en lien avec le conseil et l'orientation. Même à Chaminade, quand j'étais président, principal et directeur de la communauté religieuse, je restais proche de tous les étudiants", déclara le P. Norbert quand il fêta ses 70 ans de vie religieuse. 

"C'était un vrai gentleman", dit le P. Ralph Siefert, président de Chaminade. " Il savait encourager, et tout en étant exigeant, il ne demandait jamais aux autres ce que lui-même n'aurait pas aimé faire. Jusqu'à la fin, il resta en correspondance avec les responsables et d'autres mebres du Club des Mères. Il sentait que c'était son ministère et il n'y renonça jamais. C'est très édifiant".

 Le P. Norbert fut l'un des responsables des équipes d'action catholique de St Louis, Belleville (Illinois) et de San Antonio; il fut membre du conseil d'administration de la section de St Louis de l'Association américaine des personnels et conseillers. Il participa également à des organismes nationaux, comme la Conférence de Liturgie et l'Association des Principaux de High School. Il fut membre du Chapitre provincial de St Louis et offrit ses services de prêtre aux sœurs de St Joseph Académy à St Louis. Le P. Norbert obtint une maîtrise en éducation et orientation à l'Université de St Louis et une maîtrise de Théologie à Saint Meinrad College.

 Jean Torrence, ancienne élève et amie du P. Norbert pendant 65 ans le décrit comme "un homme tout simplement très doué, intelligent, beau et saint. Toujours prêt à encourager, avec un petit mot gentil".

 En 1992, le P. Norbert prit officiellement sa retraite de Chaminade mais il continua à être actif dans l'organisme d'investissement et le bureau  des archives de l'école. En 2000, pour des raisons de santé, le P. Norbert fut transféré à la Résidence marianiste de San Antonio

 En mars 2006, tout juste six semaines avant sa mort, le P. Norbert fêta le 60ème anniversaire de son ordination. Il mourut dans le Centre médicalisé de la Résidence marianiste de San Antonio des suites de problèmes de santé dus à son âge avancé. 

Qu'il repose en paix.

2006-13

La Région du Pérou recommande à nos prières fraternelles notre cher frère, ROBERT JOSEPH HEIL, prêtre, décédé au service de la Très Sainte Vierge le 16 avril 2006 à Lima, Pérou, dans la 88e année de son âge et 1e 70e de sa profession religieuse.

 Robert est né le 28 mars 1919, à Madison, Wisconsin, USA., benjamin des quatre garçons de Marie Cronenthal et Lawrence Heil. A la fin de l'école primaire, il entre, avec l'accord de ses parents, au postulat marianiste. Ses études secondaires achevées, à tout juste seize ans, il est admis au noviciat. Il prononce ses premiers vœux  le 15 août 1936,  et  ses vœux définitifs le 18 juillet 1941. Au bout de ses études de philosophie et théologie, il est ordonné prêtre, le 27 mai 1947. L'année suivante, il se porte volontaire pour la mission marianiste du Pérou.  Son offre est bien accueillie et il est affecté au Collège Santa María de Lima.

 Le jeune P. Robert arrive à Lima le 9 mai 1948, et intègre la communauté du collège Santa María, avec le Frère Mark Ross, arrivé quelques jours auparavant.  Le P. Heil reçoit la responsabilité de la division des cinquièmes avec des cours de religion et de mathématiques. Il est également chargé de l'aumônerie du groupe, de la direction de l'action catholique du secondaire,  de la surveillance de la revue des élèves, de l'entraînement de l'équipe de basket. Sa renommée comme entraîneur de basket  scolaire lui valut d'être nommé directeur technique de la sélection nationale de basket qui participa au championnat sud-américain de Cúcuta, (Colombie), en 1955

 En été, il était toujours volontaire pour faire partie du groupe des marianiste qui assuraient la campagne de catéchisation et de préparation à la première communion des enfants des ouvriers des Haciendas  (exploitations agricoles) Pucalá y Pátapo de Chiclayo.  

 Au cours des années, le P. Heil remplit diverses fonctions,  tant éducatives que religieuses. Ce fut lui, comme directeur du Collège Santa María (1957-1960),  qui prépara et réalisa la construction de la phase initiale de la nouvelle implantation à Chacarilla. En 1961, à la fin de son mandat de directeur du Collège Santa María, il fut envoyé au postulat marianiste de Las Tabernas, Hacienda Pucalá, Chiclayo, où il exerça comme aumônier et professeur pendant deux ans.

 En 1963, il obtint la maîtrise de mathématiques à l'Université Saint Mary de San Antonio, Texas. A son retour au Pérou en 1965; il fut envoyé à Chimbote pour fonder et diriger une Ecole Normale Marianiste. En 1966, on lui confia la paroisse Santa María Reina (Marie Reine), dont il assuma la charge pendant 17 ans. Il fut aussi le Régional des Marianistes du Pérou de 1968 à 1970.

 A la fin de son mandat de curé de Santa María Reina, au début de 1983, avant de repartir aux Etats Unis, le Père fut l'objet d'un geste de reconnaissance du Gouvernement du Pérou: le ministre de l'Education lui conféra les palmes académiques pour ses années de travail au service de l'enseignement et de la paroisse. Six mois à peine après son retour aux Etats Unis, il décida de revenir au Pérou, au milieu de l'année 1984, où il fut affecté au Collège San José Obrero (St Joseph ouvrier) de Trujillo. En 1985, il revint au Collège Santa María où il resta jusqu'en 1995, pour redevenir en 1996 curé de la paroisse Santa María Reina jusqu'en 1999. Une nouvelle distinction lui échut: la Médaille d'honneur du Congrès de la République, au grade de Commandeur; c'est le Dr Carlos Ferrero,  ancien élève du Collège Santa María et président du Congrès qui la lui remit en décembre 2002

 De retour au Collège Santa María, le père inaugura la célébration de l'Eucharistie dominicale dans le grand théâtre du collège, en renfort de la paroisse du Saint Nom de Jésus. C'est là qu'il passa ses dernières années,  sortant souvent pour porter à domicile la communion aux malades et aux personnes âgées,  prodiguant ses encouragements aux élèves et aux professeurs du collège, et célébrant l'Eucharistie quotidienne  de 7 heures du matin pour les voisins.

  Il a marqué profondément aussi bien les jeunes qui ont eu la chance de l'avoir eu comme éducateur que les paroissiens et les amis de partout,  par l'enseignement de son exemple personnel, la joie et la vitalité qu'il faisait rayonner, l'amour et la dévotion à la Vierge qui le caractérisaient, et la vraie traduction des enseignements du Christ sur l'amour concret de Dieu et du prochain.

 Puisse le Seigneur le récompenser avec largesse pour son dévouement au service de Marie.

2006-12

La Province des Etats-Unis d’Amérique recommande à nos prières fraternelles notre cher Frère JOSEPH  O’MEARA, décédé au service de la Très Sainte Vierge le 14 avril 2006 à St Louis (Missouri), dans la 85ème année de son âge et la 65ème de sa profession religieuse.

 Joseph Vincent O’Meara, l’un des sept enfants  du couple Thomas et Winifred (Currell) O’Meara, était né le 15 février 1922 à Saint Louis (Missouri).  Après ses années d’école primaire à St Louis et à Chicago, le Frère Joseph obtint le diplôme de l’enseignement secondaire après avoir suivi les cours dans une High School catholique de St  Louis, (appelée de nos jours  High School Ste Marie). C’est par le Frère marianiste Jim Powers à South Side, celui que le Frère Joseph qualifiait de « professeur inspirateur », que Joseph fut recruté dans la Société de Marie, en 1940. Les études secondaires terminées, il entra au noviciat à Maryhurst à Kirkwood (Missouri) et à Marynook à Galesville, (Wisconsin). Il a émis les premiers vœux le 25 août 1941 et les vœux définitifs  le 16 juillet 1947. Il obtint, en 1947, le diplôme de « bachelier » en pédagogie à l’Université de Dayton et celui de licencié en mathématique de l’université du « Nord-Ouest » en 1952.

 Le Frère Joseph a travaillé comme professeur dans l’Illinois, le Texas et le Missouri. S’il a enseigné la religion, les sciences sociales et l’espagnol, c’est comme professeur de mathématiques que Joseph fut surtout doué. « Qu’il fasse n’importe quoi, il le fait toujours avec passion », voilà le commentaire du Frère Dave Paul, l’un des anciens élèves du Frère Joseph. «Il était plein d’ardeur en classe. Si Joe O’Meara ne parvenait pas à vous enseigner les mathématiques, c’est que personne n’y arriverait.»

 Après un bref passage  à St Michel à Chicago (Illinois) en 1944, le Frère Joseph enseigna à la High School centrale catholique à San Antonio (Texas) pendant cinq années.  En 1949, il retourna à St Louis  où il a enseigné pendant près de 40 ans le programme mathématique des High Schools à McBride, à Ste Marie de l’Assomption à East St Louis et dans l’établissement Jean Vianney. Il s’est également occupé de clubs de mathématique et de bowling et dirigeait des équipes de basket, de tennis et de cross-country. En ces mêmes années, il s’est dévoué au Conseil des responsables des cours de  mathématique dans les High Schools  relevant du diocèse.

 C’est en 1986, que le Frère Joseph a arrêté l’enseignement. Comme le signale le Père Joe Uvietta, son ami de très longue date (depuis 61 ans), le Frère Joseph a passé ses années de retraite à aider ses confrères partout où il fallait de l’aide. « Il était chauffeur, cuisinier, homme faisant les courses, et joueur de bridge très régulier.»

 Depuis plusieurs années, l’état de santé du Frère Joseph avait diminué. Il y a quelques semaines, on a découvert qu’il était atteint de leucémie et c’est peu de temps après qu’il est décédé, alors qu’il se faisait soigner au centre hospitalier Marie, Reine et Mère à Saint Louis.

 Qu’il repose en paix.

2006-11

La Province de France recommande à nos prières fraternelles notre cher frère, LOUIS FELIX MOREL, prêtre, décédé au service de la Très Sainte Vierge le 10 avril 2006 à Colmar, France, dans la 78e année de son âge et 1e 61e de sa profession religieuse.

 Le Père Louis Félix MOREL (16.09.1928  - 10.04.2006)  est né dans le Jura dans un petit village portant le nom de PIARDS, tellement petit qu’on n’y trouve pas de mairie. Il faut s’adresser aux Chaux des prés.

A 17 ans, il entre au Postulat qui le conduira au noviciat l’année suivante à Paris. La guerre s’essouffle et les restrictions sont sévères en ville. Grâce à  l’habileté de certains frères de l’Est qui maîtrisaient parfaitement l’allemand, les relations avec l’occupant sont plus aisées et permettent  quelques aménagements. Ce fut un noviciat de la stricte observance.

Au sortir du noviciat, il est engagé comme surveillant éducateur à Belfort, et Courtefontaine.

Un service militaire vite fait et le voilà  prêt pour des études scientifiques à Besançon et à Strasbourg. Il décroche  une licence d’enseignement en 57, qui lui permet de faire un galop d’essai comme professeur à Strasbourg.. L’émission de ses vœux perpétuels a lieu le 15.08.53,  soit huit ans après les premiers vœux.

Fribourg l’accueille en septembre 1957  comme séminariste. Il sera ordonné prêtre le 16.07.1961 par le Cardinal Marella.  

A partir de là, toutes les voies lui sont ouvertes dans l’enseignement et la pastorale. Louis est doué pour la physique et l’astronomie. Il était passionné par l’enseignement des mathématiques  et savait partager  sa  passion avec ses élèves. L’informatique lui apporta un nouveau secteur. Il s’y engagea sans tarder avec des petits appareils. Il voulait tout mettre sur ordinateur mais hélas les troupes ne le suivaient pas à sa vitesse.

Comme directeur, il n’avait de cesse de trouver des financements pour l’achat d’appareils de plus en plus performants. Ses départs vers la Côte d’Ivoire étaient toujours chargés, et les problèmes  avec la douane étaient fréquents.

La fonction de Directeur ne lui plaisait pas. Prendre des décisions touchant le personnel lui pesait, surtout lorsqu’il s’agissait de compression du personnel. Il disait abhorrer la paperasserie administrative. A Abidjan, il n’a pas voulu régulariser son statut de directeur. Les cocktails ne faisaient pas son bonheur, pas plus que les mondanités.

Le Père Louis était un grand travailleur. La journée de direction terminée, il assurait encore des messes chez les sœurs marianistes ou autres ; le service pastoral équilibrait son engagement professionnel.

Louis aimait blaguer et savait égayer la compagnie. Il commit l’écriture de plusieurs livrets racontant les fioretti de la Province

Dégagé de la fonction de directeur, il resta en Côte d’Ivoire où il se lança à mettre sur CD les écrits du Père Chaminade. Travail fastidieux s’il en est ! Mais lui savait s’en nourrir et  servir quelques bonnes citations à ses frères à table.

Après quelques services rendus au noviciat  et au scolasticat,  il rentre en France fatigué.

Le souvenir qu’on gardera de lui, ce sera celui d’un religieux très actif, freinant  l’évolution  de la société,  aimant l’humour et  le pratiquant  avec bonheur. Réservé, il  évitait de se trouver sous les projecteurs. Un quart de siècle aux études, un quart en Afrique, et un dernier quart au travail et, en bonnes mathématiques,…le reste pour le Seigneur et Marie !

2006-10

La Province des Etats-Unis d’Amérique recommande à nos prières fraternelles notre cher Frère, CHARLES OYABU, prêtre, décédé au service de la Très Sainte Vierge le 5 avril 2006 à San Antonio, Texas, dans la 65ème année de son âge et la 46ème de sa profession religieuse.

 Charles Oyabu était né le 7 novembre 1941 à Honolulu aux Iles Hawaï comme fils de Georges et Dorothée (Tsumoto) Oyabu. Sa famille était bouddhiste et, pour commencer, il allait à l ‘école officielle. Vu ses capacités pour les études, ses professeurs ont recommandé de le transférer dans une école meilleure. Suite à quoi, ses parents l’ont inscrit à l ‘école primaire relevant de la cathédrale, puis dans la  High School Saint Louis de Honolulu. C’est en sa dernière année d’école primaire, un an avant son baptême, que pour la première fois l’idée d’une vocation religieuse l’avait effleuré. Une fois en 2ème année dans la high school, son intérêt pour la vie religieuse est devenu plus vif alors qu’il rendait visite à un religieux marianiste hospitalisé. Le Frère dit à Charles qu’il ferait un bon candidat pour la Société de Marie. Charles n’y donnait pas suite tout d’abord jusqu’à ce qu’un autre Marianiste lui eût parlé dans le même sens. Plus il recueillait de données sur la Société de Marie, plus son intérêt grandissait. Sa famille s’opposait tout d’abord à ses aspirations d’ordre religieux, mais une fois en dernière année, il obtint de ses parents  la permission d’entrer au noviciat à Santa Cruz, en Californie, ceci en l’année 1959. 

 Charles émit ses premiers vœux en 1960 et sa profession définitive en 1965, les deux fois à Santa Cruz. Il obtint un diplôme de ‘bachelier’ à l’Université Chaminade de Honolulu en 1964 avec des résultats brillants en philosophie, mais moyens en latin. De 1966 à 1970, il fut séminariste  à Fribourg en Suisse, puis poursuivit et acheva ses études ecclésiastiques  à l’Université Saint Louis (Missouri). Il fut ordonné prêtre en 1970. Le Père Charles a célébré son jubilé de 25 années de vie religieuse en 1985 et celui de 25 ans de sacerdoce en 1995.

 Le Père John Bolin, recteur à Saint Louis, au temps où le Père Charles y était séminariste, l’a décrit comme « un mélange heureux de spiritualité profonde et d’un grand sens de l’humour. »

 « On savait toujours quand Charlie se trouvait dans la salle : c’est qu’il avait un rire communicatif et des fois, particulièrement sonore », aux dires du Père John. « Les gens l’aimaient et avaient une grande admiration pour lui et son dévouement au travail. Il nous manquera. »

 La carrière bien remplie du Père Charles débuta dans la High School Riordan à San Francisco où il fut professeur de 1964 à 1966. Après le séminaire et l’ordination en 1970, il fut nommé aumônier au scolasticat à Kieffer Hall à Honolulu et maître des novices peu de temps après. De 1976 à 1980, il a enseigné à la High School Saint Louis à Honolulu. Dans la suite, il devint curé dans la paroisse St Antoine à Wailuku (Maui) de 1985 à 1993 et vicaire de 1997 à 2002. Il a été aussi administrateur de la paroisse du Saint Rosaire à Paia et, plus tard, de la paroisse du Christ-Roi à Kahului.

 Après le regroupement des quatre provinces marianistes aux Etats-Unis en 2002, il fut nommé dans la paroisse de Notre-Dame de Gouadeloupe à Helotes au Texas, comme vicaire.  Le Père Jerry Pleva, un confrère travaillant aussi à Notre-Dame de Gouadeloupe, se souvient du Père Charles, pour son humour certes, mais aussi pour son dévouement au service de la paroisse. « C’était un savant. Il passait de 10 à 12 heures par jour à rédiger ses homélies pour les messes du dimanche et de la semaine. Si le texte préparé n’était pas ce qu’il fallait, il le déchirait et recommençait. Sa vie se passait à préparer des homélies. »

 Au début de l’année 2006, on diagnostiqua chez le Père Charles des foyers cancéreux au foie et au colon. Il fut emmené à la résidence marianiste de San Antonio en février pour recevoir des soins à l’hôpital. Pendant sa maladie, les dames du groupe de couture et de l’équipe liturgique de la paroisse ont réalisé une courte-pointe qui servirait à recouvrir son cercueil lors de la messe des funérailles.

 En plus de la calligraphie le Père Charles aimait l’élevage des canaris, faire la cuisine et cultiver des fleurs. Ce qu’il préférait, ce fut le travail en paroisse et les relations avec les gens.

 Qu’il repose en paix.   

2006-09

La Province d’Italie recommande à nos prières fraternelles notre cher frère BENIGNO VILLARDI, décédé au service de la Très Sainte Vierge le 28 mars 2006 à Rome, dans la 77e année de son âge et 1e 57e de sa profession religieuse.

Benigno Villardi a eu un malaise le 25 mars, ce qui a entraîné son admission aux services d’urgence de l’hôpital San Giovanni de Rome, en soins intensifs. Il s’est éteint paisiblement le 28 mars alors que les examens étaient en cours pour connaître la cause de son malaise. Ses obsèques ont eu lieu à l’Istituto Sta Maria de Rome le 30 mars, en présence de nombreux membres de sa famille venus du Veneto. Il a été enterré le 31 mars au cimetière Verano de Rome.

Benigno est né à Ronca, province de Vérone, le 18 septembre 1929. Adolescent, il quitte sa nombreuse famille et sa terre pour entrer au postulat de Brusasco (Turin) en 1946. Il commence son noviciat à Giove (Terni) en 1948 où il émet ses premiers voeux le 12 septembre 1949. Il entre alors au scolasticat de Pallanza et en 1950 rejoint la communauté à l’Administration Générale de Rome. La même année, il revient à Brusasc où il fera les voeux perpétuels le 31 juillet 1955. En 1956, il est envoyé à Giove et en 1965 il repasse à Brusasco pour rejointre Rome où il va désormais vivre en communauté sans interruption.

Dans les diverses affectations de sa vie, il va toujours garder un fort attachement à sa famille et à son lieu d’origine. Voilà quelques années, il a tenu à célébrer ses 50 ans de profession religieuse à son pays natal avec toute sa famille.

Dans les communautés où il est passé, Benigno a toujours été un travailleur généreux, très consciencieux pour les tâches qui lui étaient confiées. Il travaillait avec précision, heureux de pouvoir se donner à fond dans les divers services demandés.

Au moment où il a été question de laisser à d’autres l’entretien de la piscine et du Centre Sportif du Collège de Rome, il a offert son aide et son service précieux à la Curia Generalizia de Via Latina. Il arrivait toujours à l’heure, avec son sourire, son outillage, et se mettait aussitôt au travail sans perdre temps.

Dernièrement, quelques problèmes de santé, avec les soins appropriés à son état, l’amènent à modérer son travail, mais sa disponibilité reste intacte. Il est toujours à la disposition de quiconque lui demande un service, tout heureux de pouvoir accompagner quelqu’un à la gare ou à l’aéroport.

Sa mort survint comme à l’improviste. Rien ne faisait penser à un départ si rapide et si subit. Le samedi matin 25 mars, il se rend à la Messe à Sainte Marie Majeure pour célébrer la fête de l’Annonciation du Seigneur. Au cours de la célébration apparaissent les premiers signes de troubles de l’équilibre. Admis à l’hôpital San Giovanni pour les contrôles d’usage, il s’éteint quelques jours plus tard sans bruit. La Vierge Marie l’aura accueilli dans la grande famille du ciel.

2006-08

La Province d’Italie et la Communauté de l’A.G. recommandent à nos prières fraternelles notre cher frère DARIO TUCCI, décédé au service de la Très Sainte Vierge le 20 mars 2006 à Rome, dans la 68e année de son âge et 1e 51e de sa profession religieuse.

Né à Supino/FR le 11 février 1939, il entre au postulat marianiste de Giove le 28 septembre 1950 et rejoint celui de Brusasco en septembre 1953. Le 20 juillet 1954 il est admis au noviciat de Giove où il émet ses premiers voeux le 15 août 1955. De 1955 à 1959 il fait son scolasticat à Pallanza, Villa Castelli, suivant les cours au Lycée Classique de Sta Maria, clôturés par le baccalauréat classique en juillet 1959. En août de cette même année, il rejoint la communauté de Giove comme préfet, professeur de lettres au Lycée tout en poursuivant ses études de Lettres à l’Université de Rome. Le 12 septembre 1960, il fait sa Profession Perpétuelle.

 En septembre 1962, il est envoyé en communauté à Sta Maria de Rome comme préfet ; en 1965, il obtient le « British Diploma in Modern English » à la « British School » ; en 1966, il passe une année à Milan à la résidence marianiste avant de revenir à Sta Maria de Rome en 1967 comme professeur au Lycée où il obtient le diplôme de Lettres Classiques en mai 1968, avec une thèse brillante sur le peintre Daniele Ranzoni.

 Il passe l’année 1968-69 en communauté à la Paroisse du Santo Nome di Maria. De 1969 à 1992, il est à Sta Maria de Pallanza où il est directeur de la Communauté de 1974 à 1980 (avec l’interruption d’un an – 1978/79 – qu’il passe au Marianum de Rome en repos forcé après un sérieux infarctus). De retour à Pallanza en 1980, il y reste jusqu’en 1992 comme sous directeur du Lycée et enseignant en Italien et en disciplines artistiques.

 En 1992, le voilà rappelé à Rome comme professeur de Lettres et de disciplines artistiques à Sta Maria. En 1999, il est sollicité pour remplacer Ambrogio Albano comme Archiviste à la Curia Generalizia, tout en continuant encore un an son activité d’enseignant. A partir de 2000 il est Archiviste à plein temps. Affecté par plusieurs attaques qui fragilisent sa santé déjà précaire, il nous quitte le 20 mars 2006, âgé de 67 ans. 

Admis à l’hôpital à la mi-janvier 2006, il subit une opération du colon début février. L’opération réussit, mais voilà qu’il tombe dans un coma profond dont il ne va plus pouvoir sortir. Il meurt lundi 20 mars et ses obsèques sont célébrées mercredi 22, le matin à la chapelle de l’AG et l’après midi à Supino, son pays natal, où il est enterré dans le caveau de famille.

 Dario a passé la majeure partie de sa vie comme éducateur et professeur; il a toujours été un amoureux de l’histoire et de la culture classique, connaisseur particulièrement prisé du patrimoine artistique et littéraire italien. Sa préparation intellectuelle ajoutée à ses dons personnels, complétés par une tendance à prendre un soin scrupuleux de chaque détail, firent qu’il était la personne qu’il fallait pour assumer avec générosité et compétence, au cours de ses dernières années, la charge de Responsable des Archives Générales de la Société de Marie (AGMAR), où il s’est investi avec un soin admirable jusqu’aux tout derniers jours. Comme religieux, il a toujours montré un attachement et une fidélité sans faille aux engagements sacrés de la profession religieuse, où il s’était lié à la Société de Marie depuis sa prime jeunesse avec un enthousiasme sincère.

 Bien conscient de la fragilité de son organisme, il a su bien gérer ses nombreux problèmes de santé, au cours de ses dernières années. Les deux derniers mois, passés à l’hôpital, il avait souvent à ses côtés des proches et des membres de sa famille, avec lesquels il a toujours maintenu des liens affectifs étroits, tout comme ses frères de la Communauté de l’AG dont il faisait partie, ainsi que ceux de la Province d’Italie, particulèrement de la Communauté Sta Maria de Rome. Il faut évoquer aussi ses nombreux élèves et amis qui garderont longtemps de lui un souvenir reconnaissant et affectueux.

2006-07

 La Province de Zaragoza recommande à nos prières fraternelles notre cher frère, MILLÁN ORTEGA URIZARNA, décédé au service de la Très Sainte Vierge le 18 mars 2006 à Saragosse, Espagne, dans la 68e année de son âge et la 51e de sa profession religieuse.

Ses funérailles ont été célébrées le jour de la Saint Joseph, patron de la Société de Marie. Comme lui,  Millán fut un homme de foi. Il n'a peut-être pas fait de grandes choses aux yeux des hommes, mais il a vécu la vie qu'il lui fut donnée de vivre dans la foi, l'obéissance, le service, la participation à l'éducation de nombreux fils de Dieu, dans l'intimité de Marie, à laquelle il s'était consacré, en travaillant de ses mains avec habileté et compétence, comme frère ouvrier, selon son expression favorite.

Il naît le 7 septembre 1938 à Belorado (Burgos); à 13 ans, en 1951, il entre au postulat d'Escoriaza; c'est dans cette même ville qu'il prononce ses premiers vœux, le 12 septembre 1955 et sa profession définitive, en 1963.

Avec une formation d'électricien, il suit des cours d'installation d'énergie solaire et de plomberie, obtient le titre de professeur d'éducation routière et de professeur d'auto-école. Il passe quelques années de sa vie à l'éducation directe d'élèves des collèges marianistes de Vitoria et Saint Sébastien, travaille aux Editions SM, devient gestionnaire à Logroño; il est ensuite chargé durant pas mal d'année de la maintenance au séminaire de Fribourg (Suisse), puis à Rome, à l'administration générale et au séminaire. Il passe les dernières années de sa vie comme responsable de la maintenance au collège Bajo Aragón puis à la résidence de Salinas. Il fit un gros travail au Centre de promotion Virgen de la Chanca, à Almería, où il resta onze ans, comme responsable du centre tout en assurant des cours de formation professionnelle en maçonnerie, électricité, conduite de véhicule et alphabétisation. Partout, il se révéla homme d'une forte personnalité, très généreux et travailleur, un vrai frère et un vrai ouvrier.

Millán était un homme de caractère, critique, intelligent, avec ses idées, incapable de se taire si les choses ne marchaient comme il pensait qu'elles devaient le faire. Un homme intrépide, audacieux,  capable d'initiative pour résoudre les difficultés et assurer toutes sortes de services et de travaux. Il avait un grand cœur, un bon sens de l'humour qui le menait parfois à dire des choses qui pouvaient choquer, mais qui partaient d'un fond de  bonne intention.

Millán est passé par une période de maladie et de purification;  il était conscient de son état, et se préparait à affronter avec sérénité la vie nouvelle, au milieu des souffrances et de l'angoisse naturelle en ces moments. Il fut accompagné durant cette période par sa sœur et sa communauté, qui lui procurèrent leurs soins le mieux possible. Avant sa dernière opération, il demanda pardon à sa communauté pour les fautes qu'il avait pu commettre, et la remercier de toutes les attentions qui lui étaient prodiguées et de tout ce qui lui était apporté. Il eut encore la force de faire ses adieux à quelques  personnes lointaines.

Puissent le Seigneur et notre Mère, la Vierge del Pilar, l'accueillit et le faire reposer dans la paix!

2006-06

 La Province de Etats-Unis d'Amérique recommande à nos prières fraternelles notre cher frère, LAWRENCE JORDAN, prêtre, décédé au service de la Très Sainte Vierge le 16 mars 2006 à San Antonio, Texas, dans la 99e année de son âge et 1e 82e de sa profession religieuse.

Lawrence Jordan est né le 12 août 1907 à La Nouvelle Orléans (Louisiane). Ses parents, Joseph et Dolores (Meza) Jordan, ont eu deux garçons et huit filles, dont quatre sont devenues  religieuses.  Dès son enfance,  Lawrence déclarait vouloir devenir prêtre. Plus tard à 13 ans, sous l'influence des frères marianistes de l'Ecole Alphonse Ligori, il entra au postulat à la villa Saint Joseph de Ferguson (Missouri). "Le Provincial parla un jour à Larry de la Société de Marie et lui dit qu'il devrait manger beaucoup de pain", raconte le Frère Louis Mason, neveu du Père Lawrence. "Le même soir, au dîner, il se mit à manger des tranches de pain l'une après l'autre. Sa mère lui demanda pourquoi il mangeait tant de pain, et il répondit qu'il voulait devenir prêtre, et que le  Provincial lui avait dit de manger du pain, en grande quantité. Sa mère sourit et dit à Larry que le Provincial parlait de la Sainte Communion et non de pain ordinaire".

Après deux années de postulat et une année de noviciat à Maryhurst à Kirkwood (Missouri),  Lawrence émit ses premiers vœux en 1924. En 1926, il termina la cinquième année de formation à Maryhurst, et fut envoyé enseigner à l'école primaire St Aloysius de Chicago. En 1927, il obtint un titre universitaire d'éducation à l'université de Dayton, et pendant les trois années suivantes il fut professeur à McBride High School, au collège universitaire Chaminade et au postulat de Maryhurst.  Il fit sa profession définitive en 1929, et peu après, entama les études au séminaire de Fribourg (Suisse), où il fut ordonné en 1934.

Pendant plusieurs années, le P. Lawrence assuma des tâches d'enseignement à McBride High School et Central Catholic à San Antonio, à St Mary et Maryhurst à St Louis. Il enseigna la religion, l'anglais, le latin et la philosophie; il avait la responsabilité de groupes d'élocution, de la congrégation, du journal de l'école et de son livre d'or annuel.  Il animait des retraites. Une lettre du maître des novices de Cincinnati au Provincial de Saint Louis en 1936, déclare: "Merci pour l'excellent maître de retraite que vous avez envoyé aux novices. La retraite a été très pratique et marianiste au plus haut point".

En 1941, le P. Lawrence fut envoyé à Galesville ( Wisconsin) et devint le premier aumônier du noviciat de Marynook. L'année suivante marqua le début d'une période de 13 ans de responsabilités de direction: président/directeur du collège universitaire Chaminade, aumônier et sous-directeur à Maryhurst,  principal/directeur à McBride High School. Pendant tout ce temps, il fut membre du conseil provincial. Après avoir passé un an à St Michel de Chicago, il fut envoyé, en 1956, au scolasticat de San Antonio, où il enseigna la théologie, la psychologie et la métaphysique.

En 1959, le ministère du P. Lawrence prit un tournant crucial, quand il reçut une obédience pour le Pérou, où il devait passer les 40 années suivantes de sa vie. En réponse à cette décision, le P. Lawrence  déclara: "La Règle dit 'vous ne refuserez jamais vos services'. Oui, je veux servir". Il passa les six premières années à Lima, au Collège Santa Maria, comme aumônier, professeur, adjoint au curé et directeur. Il fut membre du conseil régional de 1961 à 1964. En 1965, il était professeur, aumônier et directeur au Collège San José à Trujillo (Perou). A l'occasion de son jubilé, le P. Lawrence disait: "Je suis venu à Trujillo, et j'y suis depuis ce temps là, quelques 34 années formidablement heureuses!" En 1983, le Secrétaire à l'éducation du Pérou conféra un diplôme d'honneur au P. Lawrence, en remerciement de ses 50 ans d'enseignant. "L'un des piliers de l'apostolat du P. Lawrence à Trujillo fut l'organisation des affiliés et des associés marianistes. Il dressa un programme avec soin et légua un groupe de laïques marianistes vraiment fidèles et dévoués", dit le Frère Geroge N. Lytle,  un ancien élève qui travailla avec le P. Lawrence au Pérou durant plusieurs années.

Le déclin de la vision et des difficultés de santé le forcèrent à quitter le Pérou en 1999, l'année du 75ème anniversaire de sa profession religieux et du 65ème anniversaire de son ordination. Il résidait à San Antonio (Texas) et reçut récemment la visite du Cardinal Juan Luis Cipriani Thorne, archevêque de Lima (Pérou), ancien étudiant du P. Lawrence à la junior high school. "Il ne pouvait plus marcher, affligé de cécité et des souffrances d'un âge avancé, dit le P. John Leies, mais il venait fidèlement à la messe tous les jours et concélébrait depuis son fauteuil roulant. Il voulait toujours être avec la communauté, aussi bien pour les réunions festives que pour la prière".

Qu'il repose dans la paix.

2006-05

La Province de France recommande à nos prières fraternelles notre cher frère, GEORGES ADOLF, décédé au service de la Très Sainte Vierge le 8 mars 2006 à Issenheim, France, dans la 91e année de son âge et 1e 73e de sa profession religieuse.

Notre frère Georges nous a quitté rapidement. En effet, le lundi 6 mars il avait  été transporté à la maison St. Antoine à Issenheim, maison tenue par les religieuses de Ribeauvillé pour y recevoir les soins nécessités par son état de santé.

A peine arrivé à Issenheim, il s’est présenté lui-même aux sœurs et au personnel soignant et leur a déclaré  qu’il était heureux de prendre possession de « sa chambre ».

Le mercredi  8 mars au soir, un coup de téléphone nous informait de son décès. Stupéfaction générale.

Georges nous laisse le souvenir d’un grand professeur.  Pendant quarante trois ans  il a enseigné le latin, l’allemand et l’anglais notamment à Art/sur/Meurthe, La Rochelle, Montauban et surtout Paris Monceau de 1943 à 1953, puis à Strasbourg de 1956 à 1979. Il profita des années de guerre, en zone libre, pour passer deux licences de langue, à savoir anglais et allemand. Après un séjour de deux ans aux USA et  au Canada, il donna sa pleine mesure. C’était  un professeur d’une conscience extrême. L’inspecteur qui le visita,  nota : « grâce à sa patience et à son inlassable persévérance, Monsieur Adolf obtient d’appréciables résultats là où plus d’un collègue se contenterait de ce que les élèves  voudraient bien faire. Qu’il en soit remercié. »  En 1955,  à Antony il donnait des  cours aux postulants. Son cours était diversement apprécié D’aucuns le trouvaient trop économe de ses efforts, d’autres auraient souhaité plus de discipline dans sa classe. Ses cours étaient bien préparés.  Et il les « déroulait » imperturbablement.

La présence de ses vieux collègues à  ses funérailles authentifie la qualité de sa passion.

Il quitta Strasbourg pour prendre sa retraite à Saint Hippolyte, là où il avait commencé sa scolarité secondaire

Le lendemain de son arrivée, quelle ne fut pas notre surprise de le voir en train de sarcler et de biner le petit parterre devant la maison. Quels labeurs et que de sueurs pour cultiver des fleurs qui devaient orner la chapelle et le cimetière où plus de 80 tombes accaparaient ses moindres loisirs et où il était connu  de tout le village. La passion du jardinage avait pris la place de l’enseignement ;

Notre frère avait gardé des liens étroits avec sa famille qu’il avait plaisir à inviter et à faire connaître aux autres.

De nombreuses années, il assurait également le service de la cave ; bref,  il savait occuper son temps en joignant l’utile à l’agréable.

Monsieur Adolf avait un caractère entier, parfois coléreux.  Il  élevait facilement le ton quand on marchait sur ses platebandes ou qu’on lui résistait.. Progressivement, il s’était adouci et avait accepté les inconvénients et les souffrances de la maladie et du grand âge. Il rêvait de devenir centenaire, Un jour, sa communauté l’a vu se mettre à genoux pour demander pardon d’une parole un peu méchante qui lui  avait échappée. Il priait sans cesse son chapelet et surtout le livret « Prions en Eglise »

Il a senti venir sa fin.  « Le Seigneur va venir me chercher » a-t-il dit à l’aumônier, le Père Hassler, le jour de sa mort. Georges était à l’heure au  rendez-vous. La ponctualité…il connaissait.

2006-04

La Province de Madrid recommande à nos prières fraternelles notre cher frère, FLORENCIO MURUA SALTERAIN, prêtre, décédé au service de la Très Sainte Vierge le 6 février 2006 à Madrid, L'Espagne, dans la 94e année de son âge et 1e 77e de sa profession religieuse.

 Florencio Murua, nace el 3 de enero de 1913 en Arrázola (Vizcaya). Con diez años cumplidos ingresa en el Postulantado de Escoriaza (Guipúzcoa). En  1928 comienza el noviciado. Emite sus primeros votos como religioso el 5 de septiembre de 1929. El 15 de agosto de 1935 se compromete definitivamente en la Compañía de Maria con la profesión de sus votos perpetuos. Recibe la ordenación sacerdotal en Friburgo (Suiza) en 1943.

 Ha sido una vida religiosa larga y fecunda. Es de las personas que ha podido decir como San Pablo: “He combatido el buen combate, he concluido mi carrera, he guardado la fe” (2 Tim 4.7). A lo largo de sus muchos años trabaja como profesor y capellán en distintas obras de España: El Pilar (Madrid), Ciudad Real, Valladolid, Segovia, La Parra (Noviciado), Jerez, y Carabanchel.

 Su disponibilidad al servicio de la misión le lleva a pasar 25 años de su vida anunciando el evangelio fuera de su país. Está: 3 años en Tánger, 9 en Japón y 13 en Chile, en dos momentos distintos. Va a Japón con motivo de la fundación en ese país de las religiosas marianistas. El Obispo ha exigido que llegue con ellas alguien que pueda atenderlas espiritualmente como capellán y nuestra AG escribe al P. Florencio, que en ese momento está en Tánger, para que realice esa misión. Una vez llegado a Japón, las religiosas son atendidas por otro sacerdote y él se incorpora a las tareas de los religiosos de la recién creada Provincia de Japón.

 Su sentido misionero universal le acompaña siempre. En 1969 escribe desde Chile al P. Miguel Sánchez Vega, provincial de Madrid en ese momento. Le pide su opinión sobre una posible fundación en Brasil. El motivo que argumenta es muy interesante: en Brasil hay más católicos japoneses que en Japón como fruto de una emigración de los años 20. La nueva presencia marianista puede ser una fuente de vocaciones japonesas que puedan volver a su país de origen para ayudar a la Iglesia local.  Proponía una nueva misión brasileña, pero pensando en ayudar a su querido Japón.

 Una vida plena es una vida de esfuerzo y tesón. Jesús nos dice que “si el grano de tierra no cae en tierra y muere, queda infecundo;  pero, si muere, da mucho fruto”. Dentro de sus anécdotas, el P. Florencio cuenta lo que un día había escuchado a un budista: “nosotros siguiendo a Buda buscamos nuestra perfección personal; vosotros los católicos, seguís a Jesús para estar al servicio de los demás”. Florencio no entendía su vida de fe sin que ella tuviera como consecuencia una actitud honda y muy concreta a la vez de servicio a los que podían necesitar de él. 

 En la última época siente el peso de los años. Le oímos muchas veces “Ya te llegará”, no aludiendo a la muerte sino a las limitaciones de su edad avanzada. Pero a pesar de ellas está activo y continúa al pie del cañón. Quiere seguir así hasta el final; y lo consigue: falleció mientras preparaba una oración para su comunidad. Con todos sus años ha seguido  haciendo lo que ha visto necesario, ayudando a los enfermos, rezando con ellos, acogiéndolos con su compañía. Deja en Siquem un hueco muy difícil de llenar. Con su vitalidad daba vida a su alrededor. Mostraba su alegría de vivir, transparentaba que esa alegría le llegaba de su vocación religiosa y de que vivía exclusivamente desde la fe y para transmitir esa fe.

 Vamos a dar gracias por esta vida plena. Vidas como la del P. Florencio nos estimulan. Tuvo muchas cosas buenas que podemos y debemos imitar. Pidamos al Padre que olvidando sus fallos, le acoja plenamente consigo. Creo que podemos también pedir al P. Florencio que rece él por nosotros para que seamos tan fieles a nuestra vocación como él intentó serlo.

2006-03

La Province de Etats-Unis d'Amérique recommande à nos prières fraternelles notre cher frère, WALTER OBERSTER, décédé au service de la Très Sainte Vierge le 11 janvier 2006 à Brentwood, New York, dans la 72e année de son âge et 1e 53e de sa profession religieuse.

Walter Oberster est né le 20 novembre, 1934 à Brooklyn, New York. Ses parents, Walter et Elizabeth (Sinopoli) Oberster sont des catholiques pieux et engagés.  Son père est membre des Knights of Columbus, et sa mère se dédie coeur et âme aux activités de la paroisse.  Sous l’influence de ses parents et des religieuses et prêtres qui le forment, Walter commence à s’intéresser à la vie religieuse.

Suivant les conseils de son professeur de 4ème, Walter décide de suivre le secondaire chez les Marianistes à Holy Trinity High School, Williamsburg, New York; il regardait aussi du côté du collège des Franciscains.  Ça sera son premier contact avec les Marianistes.  Walter nous écrit dans sa demande d’admission dans la Société de Marie: “Je me suis bien informé sur beaucoup de congrégations religieuses; cependant c’est vers celle-ci (la S.M.) que je ressens l’appel.” Il fait son postulat à Mount Saint John, Dayton, Ohio, en 1951. L’année suivante, il est admis au noviciat de Marcy, New York.  Il prononce ses premiers voeux en 1953, et ses vœux définitifs. en 1957, 

Frère Walter reçoit, en 1956, le diplôme du bac-ès-sciences, de l’Université de Dayton. L’Université de St. John (New York) lui confère deux licences de lettres: l’une, en histoire (1962), et l’autre, en pédagogie (1966). En outre, en 1979, il suit un cours de sciences religieuses à la Faculté Jésuite de Théologie de Berkeley en Californie.

 Sa première mission comme marianiste est au Lycée Chaminade de Minéola, (New York).  Là, il enseigne l’espagnol, l’histoire et la catéchèse.  En 1960, Walter est nommé directeur d’orientation. Quelques années plus tard, on l’envoie au Collège St. James à Chester (Pennsylvanie), toujours comme directeur d’orientation.  Il participe aussi à plusieurs groupes et à plusieurs conseils. Au collège de Chester, il contribue à la fondation d'un centre d’orientation professionnelle, qui a mission d’aider les élèves dans leurs choix de carrière.  Le père Landolfi, un de ses grands amis, nous dit que Walter disposait de connaissances énormes, avec en en plus une mémoire prodigieuse. “Il aimait surtout son travail de conseiller d’élèves”, dit le P. Landolfi. “Il leur offrait une bonne direction spirituelle, et  révélait un merveilleux don d'animation..” 

 En 1974, l’ancienne province de New York le nomme directeur des vocations, à Baltimore.  Dans cette responsabilité, Walter fait organiser la promotion  des vocations, en gérant la publicité et les moyens de communication. En plus, il donne des conférences, et organise l'évaluation des futurs candidats à la Société de Marie. En 1976, Walter se voit confiée une nouvelle mission, - celle de directeur d’orientation et d’inscription scolaire au lycée Chaminade de Hollywood (en Floride). Il y restera 10 ans.  À ses responsabilités multiples, s'ajoutent des engagements au sein de l’équipe de retraites des jeunes ainsi qu'au mouvement charismatique

 En 1986, le Frère. Walter est envoyé au Centre Marianiste de Retraites Familiales à Cape May, (New Jersey). Son confrère, le P.. Richard Kuhn se souvient d’une exclamation typiquement walterienne, lorsqu'il avait dégusté un bon repas soigneusement préparé. “Ta-a-a-a-a-a-sty!” (su-u-u-ucculent!), disait-il, en prolongeant bien le ‘a’. Il paraît que ses confrères prenaient grand plaisir à l’imiter lorsqu'ils avaient eux même bien mangé.  Le P. Kuhn porte encore un anorak que Walter lui avait légué. “Lorsque je le porte,” nous dit-il, “je me sens réchauffé, et je pense bien à la chaleur humaine de Walter.

 L’an 1999 le trouve de nouveau à New York, cette fois-ci à la Résidence St. John de Rockaway Park, collège et abri pour des garçons défavorisés et démunis. Parmi ses responsabilités, le travail avec les communautés marianistes laïques, la disponibilité à la direction spirituelle, les retraites pour familles, la pastorale des vocations, et son engagement auprès des volontaires marianistes.  Tous ses confrères et ses amis laïcs nous parlent de la passion et de l’enthousiasme de Walter: “ Il se donnait entièrement à tout ce qu’il faisait.”

 Le frère Jack Ventura, adjoint à l’assistant provincial pour la Vie Religieuse, connaissait bien Walter, ayant travaillé avec lui pendant des années.  Voici ce qu’il nous dit:  “Walter était complètement amoureux d’être marianiste. Il l’était encore plus avec la famille marianiste. Pour moi, il était un parrain qui me guidait et qui m’aidait à former en moi-même une vision personnelle de ce que c’est d'être marianiste. Il était amoureux de la spiritualité marianiste, l’étudiait à fond, et savait comment la partager avec les autres. C'était là son don le plus grand.  Je n’ai aucun doute qu’il est reçu maintenant à bras ouverts par le bon père Chaminade et par les vénérables Adèle et Marie-Thérèse; ils sont en train, sûrement,  de le conduire devant le visage de Dieu.”

 Une amie de Walter, Joanne McCracken, marianiste laïque, qui le connaît depuis quinze ans, nous donne ce témoignage.  “Walter avait aussi une capacité innée de pouvoir se centrer entièrement à des personnes ayant très besoin d’un coeur ami. Tous savaient bien, qu’en Walter, ils avaient un grand ami; et en le sachant, ils se sentaient toujours mieux dans leur peau.”

 Un autre ami de Walter, Tony Garascia, lui aussi marianiste laïc, nous laisse ces paroles: “Il était l’incarnation de tout ce qui est marianiste. Sa foi, sa joie de vivre, le don de lui-même à nous les laïcs: tout cela m'a donné une plus grande estime pour la Société de Marie et pour la mission qu’elle a de rendre le Christ encore plus présent dans notre monde.” 

 Son confrère à Cape May, Ray McQuaid, se souvient du côte farceur et comédien de Walter.  Il aimait beaucoup organiser des jeux et de petites scènes de théâtre parmi les familles qui venaient à Cape May pour les retraites.“Il nous égayait la vie; toujours de bonne humeur et toujours soucieux des autres.  Pour moi, c’ést un plaisir et un privilège de l’avoir connu et d’avoir travaillé avec lui.  Sa vie de marianiste nous inspire et nous donne un exemple à suivre.”

 Une des dernières anecdotes que Walter partage avec nous concerne un livre qu’il rédigeait avec son ami Ray McCracken. Cet ouvrage en collaboration, dont le but était de recueillir les souvenirs anecdotiques de nos frères marianistes du troisième âge, s’intitulait:  De peur de ne plus se souvenir.  Quelques jours avant de mourir, Walter donne un coup de fil à son ami Ray.  “Tu dois venir me voir au plus vite,” lui dit-il,  “il faut absolument que je m’y trouve dans ce bouquin!”

 La dernière mission confiée à Walter fut à Philadelphie.  On le nomme directeur-intérim du Centre de spiritualité et de vie communautaire marianiste. Depuis quelques années il souffre déjà d’une maladie sanguine cancéreuse.  Il lutte contre et ne veut point se rendre.  Il dépasse le pronostic de son médecin de plus de cinq ans.

 Vers  la fin de sa vie, Walter nous partage cette réflexion sur sa maladie:

“Étant gravement malade ces dernières semaines, je me vois comme déjà décédé  … et que Jésus lui-même est en train de me ressusciter. C’est surtout vrai lorsque je me suis trouvé malade ou dans de grosses difficultés et que je perdais le contrôle sur ma vie.  Je savais, en ces moments-là, que je pouvais compter davantage sur Jésus et Marie.  Être vulnérable n’est pas tellement désirable, sinon pour me donner une confiance plus grande en Jésus, en Marie, en Dieu.  Que jamais je ne me trouve si fort au point d'empêcher Jésus d’arrêter ma bière et de me toucher de sa main étendue.”

 Le frère Walter est mort de cancer une semaine après être admis à l’hospice Maria Regina à Brentwood, New York.  Que son âme repose en paix!

2006-02

La Province de Etats-Unis d'Amérique recommande à nos prières fraternelles notre cher frère, THOMAS SCHELBLE, prêtre, décédé au service de la Très Sainte Vierge le 7 janvier 2006 à San Antonio, Texas, dans la 89e année de son âge et 1e 71e de sa profession religieuse.

 

Thomas Schelble est né le 28 juillet 1917, à La Crosse (Wisconsin). Ses parents, Edward et Pauline (Martin) Schelble eurent six garçons et une fille. Le Père Thomas était le dernier des enfants. Il suivait la classe chez les sœurs franciscaines de l'adoration perpétuelle à Holy Trinity School. Le frère Francis Meyer, responsable du service provincial des vocations,  l'amena au postulat de Durand (Wisconsin), en 1931. Trois ans plus tard, il entrait au noviciat de Maryhurst à Saint Louis, (Missouri), où il prononça ses premiers vœux le 15 août 1935.

 

Il termine le scolasticat en 1939, avec  une licence de latin et d'histoire obtenue à  St. Mary's  University de San Antonio. Après l'examen, il est envoyé à St. Michel à Chicago (Illinois). A la fin de l'année scolaire, le 30 juin 1939, il fait sa profession définitive à Maryhurst. Il enseigne ensuite à la Coyle High School et à la North High School de Saint Louis. En 1943, il commence son séminaire à Saint Meinrad (Indiana), où il est ordonné prêtre le 11 juin 1946. C'est également à Saint Meinrad qu'il obtient une maîtrise en théologie.

 

En 1947, le Père Thomas inaugure 36 années de service missionnaire à l'étranger, avec un premier poste à Madrid (Espagne). 1958, marque le début de 25 ans de ministère au Pérou, d'abord comme aumônier à Lima, Chaclacayo et Trujillo, puis comme directeur à Callao et Arequipa. Durant ses sept premières années à Arequipa, il est directeur du scolasticat. Il exerce ensuite à l'Institut de pédagogie de l'Université catholique Santa Maria. Il est également membre du Chapitre provincial du Pérou.

 

Après son retour aux Etats Unis, en 1983, il est assigné à la Paroisse du Saint Rosaire à San Antonio, comme prêtre-coopérateur. En 1984, il passe à la communauté de l'université comme aumônier, tout en continuant à travailler à la paroisse. Quelques années plus tard, il est envoyé à la paroisse de l'Assomption à Fort Worth (Texas). Au début des années 90, il prend sa retraite à la communauté de St. Mary’s University. En 1993, suite à ses déficiences de santé et à l'assaut de la maladie de Parkinson, le Père Thomas est envoyé au centre médicalisé.

 

Il enseigna la religion, l'anglais, le latin et la sociologie. Il fut aussi accompagnateur d'équipe de fraternité (sodality/congrégation), et il était heureux d'entraîner les équipes de foot et de basket. On pouvait entendre sa puissante voix de baryton durant les célébrations à la chapelle ou les chœurs improvisés à la fin d'un repas de fête. Beaucoup appréciaient la vivacité de son esprit. Dans une lettre écrite en 1917, le jour de la fête du P. Chaminade, il s'était porté volontaire pour un service missionnaire. Voilà ce qu'il disait: "Quand Dieu m'a inspiré de devenir prêtre, il m'a aussi donné l'idée de devenir missionnaire. C'est vers mes neuf ou dix ans que me sont venus ces deux désirs." Le Père Thomas célébra ses noces d'or d'ordination sacerdotale en 1996, et ses 70 ans de profession religieuse en 2005.

 

"Il était fabuleusement pratique, profondément spirituel et toujours joyeux" dit le Frère Bob Wood, qui a connu le Père Thomas pendant 65 ans. "C'était un homme vraiment humble, simple et énergique", dit le Frère Dave Paul. "A son retour, après toutes ces années au Pérou, il aurait bien pu prendre sa retraite, mais il continua,  pendant de nombreuses années encore, à travailler dans les paroisses du Texas."

 

Le Père Thomas laisse derrière lui toute une ribambelle de nièces et de neveux. Qu'il repose dans la paix.

2006-01

La Province de Etats-Unis d'Amérique recommande à nos prières fraternelles notre cher Frère HERMAN LAMBERS, décédé au service de la Très Sainte Vierge le 5 janvier 2006 à Dayton, Ohio, dans la 94e année de son âge et 1e 73e de sa profession religieuse.

On encourageait le Frère Herman à devenir éducateur, mais il comprit bien vite qu’il était mieux fait pour devenir frère ouvrier. L’une des premières fonctions qui lui fut assignée fut de travailler à la chaufferie de Mount Saint John à Dayton avec le Frère John Tremmel. « Quand je pris contact avec le Frère John, il me dit : ‘Ensemble, je crois que nous allons faire un bon travail’. Et depuis, j’ai toujours été frère ouvrier », nous disait le Frère Herman à l’occasion de son jubilé de 60 ans de profession.

Le Frère Herman travailla activement comme ouvrier d’entretien, gestionnaire et ravitailleur dans les institutions et communautés marianistes de Dayton, de Cincinnati et Marcy (New York). Il fut employé à Mount Saint John d’abord en 1933-1934, puis de nouveau comme gestionnaire et ouvrier d’entretien de 1937 à 1947. Entre temps, il avait fait fonction de cuisinier au noviciat.

Le Frère Herman fut gestionnaire et cuisinier au noviciat de Marcy de 1947 à 1952, puis il retourna à Dayton pour gérer la cafétéria de la High School Chaminade jusqu’à 1961. Il exerça ensuite comme cuisinier au scolasticat de Mount Saint John. « Quand le Frère Herman était en charge de la cuisine, il nous semblait que nous mangions au Hilton », disait le Frère James Vorndran, l'un de ses vieux amis.

1964 le retrouve, pour deux ans, intendant et acheteur à la Chaminade High School. Puis de nouveau intendant et chargé de l’entretien à Mount Saint John et à la Moeller High School à Cincinnati pour les quelques années suivantes.

En 1970, le Frère Herman part à Toronto (Canada) et remplit la fonction d’intendant à la Chaminade College School et à la communauté marianiste de St. Basil’s College. En 1981, il rejoint Cupertino (Californie). En plus de l’entretien, le Frère Herman travaille pendant six ans à la librairie Ave Maria de Cupertino. Grâce à l’amitié nouée avec le patron de la librairie, le Frère Herman peut aller deux fois en pèlerinage à Medjugorje, au sud de la Bosnie-Herzégovine (ancienne Yougoslavie).

In 1992, le Frère Herman se porte volontaire pour passer une année au noviciat de Dayton. Il prend officiellement sa retraite en 1993, tout en demeurant un bénévole actif. De 1993 à 2000, le Frère Herman donne un coup de main aux Franciscains, à leur centre de soins et de rééducation de Centerville (Ohio). " Herman n'arrêtait pas de pousser tous les jours le fauteuil roulant des résidents, pas seulement des frères, pour les mener à la chapelle et à la salle à manger. Il apportait son aide de toutes les façons possibles et ne se laissait pas facilement décourager ", disait le frère Jim Vorndran qui travaillait avec le Frère Herman à Saint Léonard. Le frère Jim décrit le frère Herman comme " le contraire d’un hurluberlu, capable de vous dire sans fard ce qu’il pensait, mais avec un cœur d’or."

Le Père Jim Heft, un autre de ses vieux amis, renchérit : " C'était un personnage haut en couleur qui laissait peu de gens indifférents. Il avait du mal à supporter les extravagances, mais, avec les jeunes enfants, il était particulièrement expansif. Jusqu'à la dernière année de sa vie, il entretint une correspondance avec plusieurs élèves de l'école primaire catholique locale. C'était un homme doté de talents pratiques qui a servi longtemps et bien la Société de Marie et l'Eglise. Beaucoup d'entre nous le regretteront".

Le Frère Herman demeura à Saint Léonard jusqu'en 2003, puis il rejoignit la communauté Mercy Siena à Dayton. A 90 ans, il  apprit à se servir d'un ordinateur et du courrier électronique. Durant les derniers mois, la santé du Frère Herman se détériora. Il fut transféré au centre de soin de Mercy Siena, où il mourut d'une crise cardiaque.

Le Frère Herman laisse sa sœur, Antoinette Lambers Dissel (John), un frère, Albert Lambers, huit nièces et neveux, John C. Dissel, Mary Dissel, Ann Dissel-Conlon (Mike), Tony Dissel, Margret Dissel, Elisabeth Dissel-Cook (John), Rita Lambers et Ed Lambers. Il était 12 fois grand oncle et plusieurs fois arrière grand oncle. Qu'il repose dans la paix.